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Pour pouvoir décrypter correctement la vie politique, économique, sociale et culturelle algérienne.
Catégorie :
Blog Politique
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02.03.2008
Dernière mise à jour :
16.09.2013

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La fraude de trop ?

La fraude de trop ?

Publié le 13/05/2012 à 22:12 par algeriepolitiqueetsociale
Si, contrairement aux autres partis politiques algériens, toutes tendances confondues, qui ont dénoncé avec virulence la mascarade du 10 Mai 2012, l'Alliance pour une Algérie Verte, AAV, en a directement rendu responsable le Président Bouteflika, c'est que cette Alliance de trois partis islamistes, dont l'un a 4 Ministres au Gouvernement, devrait bien savoir de quoi elle parle même si ses accusations sont graves.

Nous apprenons ainsi que Bouteflika faisait du cinéma lorsqu'il disait, à Sétif, "tab djenane na " et il serait, beaucoup plus qu'Ouyahia, un fraudeur voire même un imposteur, capable de toutes les manipulations et notamment de recourir à la fraude massive pour maintenir son clan au pouvoir.

Il a d'ailleurs donné un large aperçu de ce talent lors des trois scrutins présidentiels de 1999, 2004 et 2009, remportés par lui avec des scores vertigineux, qui nous rappellent "l'irréel" score que le FLN a réalisé le 10 Mai 2012.

Les dirigeants de ces partis, qui appartiennent majoritairement à la mouvance islamiste, ont également annoncé qu'ils allaient appeler leurs troupes à occuper pacifiquement les rues et places des différents villages et villes algériens et ont lancé le défi au FLN, qui a officiellement obtenu 48% des plus de 9 millions de suffrages exprimés, d'en faire autant afin de prouver ses capacités de mobilisation des nombreux Algériens et Algériennes qui ont voté pour lui.

Ils sont aussi persuadés que "la farce" voire "la pièce de théâtre", dixit Abdallah Djaballah, du 10 Mai 2012 aura au moins servi de déclencheur au printemps algérien, avorté à plusieurs reprises et qu'ils ont juré de mener à son terme.

En tout état de cause, dès l'annonce des résultats des élections législatives du 10 Mai 2012, de nombreux observateurs avertis, algériens et étrangers avaient dit que c'était "la fraude de trop", qui rappelle les fraudes fatales qui ont été commises par Saddam Hussein, Benali, Moubarak et Ali Abdallah Saleh notamment, quelques mois avant leur chute ou leur fin tragique.

A trop mépriser un peuple ou vouloir abuser de sa patience, on finit par le pousser à la révolte durable et la mahzala du 10 Mai constituerait une faute grave si elle venait à être prouvée, ce dont la majorité des Algériens et des Algériennes ne doutent pratiquement plus.

Et pour cause, la couleuvre, certains diraient le boa était trop gros pour être avalé sans broncher !

Ceux qui ont lancé des imprécations graves comme :"les habitants du Sud algérien sont plus patriotes que ceux du Nord car ils ont ont été plus nombreux à voter" ou triomphalistes telles :"plébiscite de Bouteflika" ou "victoire écrasante du FLN" ignorent certainement que ce genre de "victoire", non seulement aux relents partisans mais surtout claniques, résonne comme une défaite collective.

En effet, en ces temps de mondialisation impitoyable pour les nations qui souffrent d'une faible cohésion ou déchirées entre les intérêts de clans qui les minent, seules les nations rassemblées autour de valeurs communes solides et derrière des dirigeants représentatifs, pourront réaliser des progrès qui consolideront leurs assises.

La question qui se pose donc aujourd'hui est la suivante :

Bouteflika a-t-il de lui même commis la faute de trop ou bien, profitant de son mauvais état de santé, certains l'avaient influencé et poussé à la commettre afin de le faire partir par la petite porte, qui conviendrait mieux à ses petites dimensions de chef de clan, imposé au peuple algérien depuis 1999, par la force et la fraude massive?

Rabah TOUBAL