La question de la succession en Algérie : entre le souhaitable et le possible
Le quotidien français « Le Monde » a consacré son éditorial du Vendredi 18 Mai 2007 à la question de la succession en Algérie.
Ce journal, qui n’est plus aussi neutre que le voulaient ses fondateurs, écrit dans cet édito « Qu’un homme du sérail comme M. Bouchaïr se manifeste aujourd’hui publiquement pour demander au Président Abdelaziz Bouteflika de mettre fin aux abus graves, qui ont dépassé les limites des cas isolés, témoigne que la guerre de succession est lancée en Algérie. Niée par son entourage, occultée par les médias, la maladie du Chef de l’Etat est un secret de Polichinelle. Dans l’ombre, des clans s’activent pour lui trouver un successeur acceptable par l’armée et les services de sécurité ».
En réalité, depuis le jour où le Président Bouteflika a annoncé que le Traité d’Amitié entre l’Algérie et la France ne serait pas signé avant que le Gouvernement français ne fasse mea culpa et déclare sa repentance pour les crimes génocidaires commis en Algérie par l’Armée et l’Administration coloniales et le séjour qu’il a effectué, en Novembre 2005, à l’hôpital militaire de Val de Grâce, Paris, la presse française et particulièrement les quotidiens « Le Monde » et « Libération », qui font montre d’un acharnement débridé à l’encontre de notre pays, n’a cessé de s’intéresser, de près, à l’état de santé du Président algérien, dont elle a déjà analysé tous les aspects et les retombées sur la vie politique algérienne ainsi que sur les relations algéro-françaises.
Je ne me souviens pas avoir lu, dans cette même presse, des articles aussi morbides sur les Présidents Pompidou ou Mitterrand, dont les maladies étaient pourtant de notoriété publique.
Par pudeur d’abord, par respect de la vie privée de ces personnalités publiques ensuite et par égard à leurs familles respectives enfin, la presse algérienne avait, à l’époque évité de s’étaler sur ce sujet.
Mais les français, qui ménagent généralement la dignité des Présidents français malades, s’ingénient à ternir celle des Chefs d’Etat étrangers. A chacun ses valeurs et sa déontologie.
Sans démagogie aucune, les Algériens aussi respectent et estiment leur Président.
N’est ce pas lui qui a réussi à replacer le pays dans une dynamique de développement durable, malgré la persistance du terrorisme, d’un fort taux de chômage et l’expansion de fléaux sociaux comme la drogue, la corruption, la délinquance, sous sa forme délictuelle et criminelle et l’émigration clandestine ?
Comme, le Président Bouteflika l’a dit lui-même, il pourrait organiser « demain » une élection présidentielle anticipée, sans avoir à rougir de son bilan à la tête de l’Etat algérien depuis 1999.
En effet, après huit années de règne intense durant lesquelles il a été omniprésent sur les scènes diplomatique, politique et médiatique, il considère avoir atteint les principaux objectifs qu’il s’était assigné en Avril 1999, à savoir :
- Eteindre, en grande partie le feu de la discorde, qui consumait les Algériens ;
- Redonner progressivement confiance au peuple algérien, entravé par trois décennies de monopole multiforme et traumatisé par plus d’une décennie de terrorisme barbare ;
- Redonner à l’Algérie une place honorable dans le concert des nations et en faire une force de propositions constructives sur les plans bilatéral et multilatéral ;
- Redresser et relancer l’économie algérienne, après lui avoir fait retrouver ses grands équilibres macro-économiques ;
- Lancer de nombreux chantiers, dans tous les domaines afin d’assurer le maximum d’intégration à notre économie, encore dominée par les opérations informelles et de l’inscrire dans une perspective de modernisation nécessaire ;
- Libérer le pays de la lourde dette extérieure, qui obérait tous nos efforts de développement ;
Le « satisfecit » unanimement délivré par les différentes institutions financières internationales, qui classent l’Algérie parmi les « économies émergentes les plus dynamiques du bassin méditerranéen » est révélateur des efforts accomplis, ces dernières années, par notre pays.
Succession ou Relève ?
Tous les pays se trouvent, à un moment donné de l’évolution de leur vie politique et sociale, confrontés, d’une manière ou d’une autre, à la question de la succession.
Cette question s’est déjà posée en Algérie en 1965, 1978, 1992 et 1999 et, grâce à Dieu et à la sagesse des uns et des autres, elle a été gérée, sans grands problèmes.
Quand elle se posera de nouveau, elle sera réglée en tenant compte de ce qui est souhaitable et de ce qui est possible de faire, dans le cadre des conditions objectives du système politique algérien.
Les uns voudraient certainement, au nom de leur « bilan globalement positif » ou de considérations plus subjectives, plus ou moins acceptables, imposer leur candidat.
Les autres, par contre, évoqueraient le droit constitutionnellement reconnu à l’alternance pacifique au pouvoir ou l’inévitable relève générationnelle, dont les bienfaits ont été démontrés ailleurs, pour revendiquer l’élection d’hommes nouveaux.
De la confrontation des programmes qui seront présentés par ces courants, dont le dénominateur commun reste la Constitution, jaillira le profil de l’homme auquel seront confiés les rênes du pays.
En tout état de cause, Il devra incarner la réalité plurielle de la nation algérienne et prendre en charge ses préoccupations majeures pour permettre au pays d’aller de l’avant. « Le changement, dans la continuité » devrait être son mot d’ordre car les ruptures brutales ont souvent été néfastes pour les nations qui les ont subies. L’immobilisme aussi.
Sans aucun doute, le moment venu, le Président Bouteflika, qui n’a pas besoin des conseils hypocrites de ceux qui violent le secret médical en bafouant le sacro-saint « Serment d’Hippocrate », ne se laissera pas influencer par le discours mystificateur des « Raspoutine » locaux, qui cherchent visiblement à lui faire entériner leurs choix douteux.
En tout état de cause, que le quotidien « Le Monde » se rassure, les institutions de l’Etat et la société civile algérienne sauront faire face, à la question de la succession, avec tout le sens du devoir et de la responsabilité nécessaire, lorsqu’elle sera posée.
L’Assemblée Nationale Populaire, qui, malgré le très fort taux d’abstention de plus de 64%, commence une nouvelle législatures après les élections du 17 Mai 2007, et où 23 partis politiques et 33 indépendants sont aujourd’hui représentés, témoigne de la stabilité des institutions algériennes, qui sont parmi les plus démocratiques du monde arabe.
Le FLN, dominé aujourd’hui par son aile islamiste, a mené une campagne électorale essentiellement basée sur le populisme et la démagogie en direction des électeurs et sur l’arrogance envers les autres partis politiques.
En dépit du « piston » de l’Administration, vigoureusement dénoncé par la Commission Nationale Politique de Surveillance des Elections Législatives, CNPSEL, présidée par le Professeur Saïd Bouchaïr, et que M. Nouredine Yazid Zerhouni, Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales a sévèrement critiquée, lors de sa conférence de presse , pour ses « contradictions » ; l’ancien parti unique a été incontestablement le plus grand perdant des dernières élections législatives car il a cédé le tiers des sièges qu’il détenait dans la précédente législature ( 199 sièges en 2002, contre seulement 136 en 2007 ).
Ce désaveu cinglant est essentiellement dû au « deal » conclu par sa Direction avec les « repentis » du FIS, de l’AIS et des GIA qui avaient ouvertement demandé à leurs sympathisants de voter pour « les frères » du FLN.
Même s’il reste encore la première force politique du pays, ce parti a néanmoins perdu la majorité absolue à l’APN qu’il dominait outrageusement.
Aux voix des « exclus » des dernières élections législatives vont certainement s’ajouter celles, beaucoup plus nombreuses des « déçus » voire même des « choqués » par la chute vertigineuse enregistrée par leur parti où un vent de fronde souffle depuis longtemps déjà.
Finalement, le « raz de marée » annoncé, à tambours battants, par M. Belkhadem et ses alliés de la nébuleuse islamiste, a eu lieu mais contre eux.
Tant mieux pour la République !
Le sursaut salutaire exprimé par le peuple, à travers l’abstention massive, devrait donner à réfléchir à notre classe politico-administrative, majoritairement mue, depuis 1962, par une mentalité cupide et obstinée, réfractaire à toutes réformes, qui pourraient remettre en cause ses privilèges, avantages et intérêts personnels, à une époque où les plus grandes puissances du monde n’hésitent pas à confier leur destin à de fringants quadras ou quinquas comme M.M. Clinton, Blair, Bush, Poutine, Aznar, Zapatero, Barroso, Merkel, Sarkozy et les autres.
A cause de leur « jeunesse », toutes ses personnalités auraient été confinées, chez nous, aux fonctions « supérieures » de Chefs de Bureaux ou de Sous-Directeurs, dans notre obscure Administration.
Tout comme Zinédine Zidane aurait été un éternel remplaçant dans notre équipe nationale de foot-ball, dont la composition est souvent « concoctée » au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Heureusement que ces veinards étaient nés du bon côté de nos frontières perméables.
Nos nombreux candidats à la « héda » (émigration clandestine) doivent les envier beaucoup. Nous aussi, d’ailleurs et sûrement pour les mêmes raisons.
Ahmed Amine
L’Algérie est-elle une République Islamique ?
Ils sont de plus en plus nombreux les experts, spécialistes et autres intellectuels algériens et étrangers, qui s’interrogent sérieusement sur la nature du régime actuel de la République Algérienne, officiellement encore qualifiée de Démocratique et Populaire.
Cette République, assimilée naguère aux régimes socialistes, dont elle avait les caractéristiques de base, même si notre « socialisme spécifique » était essentiellement un socialisme d’Etat, n’est pas encore une République libérale, malgré l’ouverture que nos champs politique, économique et médiatique ont connue depuis 1989.
Paradoxalement, depuis 1999, de concession en concession, notre jeune République est en train de prendre allégrement le chemin et d’épouser les formes des Républiques Islamiques déjà existant dans le monde, dans l’indifférence des uns, encore trop occupés par leur accumulation primitive, qui n’en finit pas et l’impuissance des autres, qui se tirent dans les pieds et ailleurs, au grand bonheur des islamistes récemment convertis à la démocratie et à l’éradication du terrorisme que leur discours haineux a généré.
Pour ceux qui douteraient encore, la réalité de la scène politique, actuellement dominée par les partis de la mouvance islamiste, devrait les réveiller, avant qu’il ne soit trop tard.
En effet, grâce à une politique sournoise, dont seuls ses auteurs, leurs alliés et leurs complices ont le secret, une défaite militaire de l’islamisme armé a été insidieusement transformée en, en quelques années de sape et d’entrisme, en une victoire politique.
La Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui s’inscrit dans la droite ligne du contrat de Rome, et qui affranchit les terroristes islamistes des crimes commis contre la nation algérienne, est venue sceller cette victoire « éclatante ».
Le journaliste-écrivain, d’origine iranienne, Amir Tahiri, un des chantres du Wahabisme, a , dans une opinion publiée récemment dans Al Shark al Awsat, quotidien saoudien diffusé à Londres, porte-parole attitré ( à l’instar d’Al Hayat, autre quotidien saoudien publié à Beyrouth, Al Jazeera TV et Hiwar TV ) de l’islamisme mondial, pernicieusement alimenté par l’Arabie Saoudite et Qatar pour entraver les pays arabes qui mènent des réformes politiques et économiques concluantes, qui feraient de l’ombre à leur « modèle » féodal, félicité M. Belkhadem pour avoir réussi là où le FIS et les groupes armés avaient échoué car, selon lui, « il est vraiment difficile de ne pas considérer le Gouvernement algérien actuel comme un gouvernement islamiste ».
Le danger du populisme
En effet, ce n’est certainement pas le « charisme » de leaders islamistes comme Aboudjerra Soltani ou Abdallah Djaballah et encore moins celui des dirigeants d’Ennahda ou du PRA, qui ont été à l’origine de ce « renversement » incroyable, voire même de ce « coup d’Etat », mais plutôt le courant islamiste du FLN, communément appelé « Barbes-FLN », magistralement mené par Abdelaziz Belkhadem, avec la bénédiction des uns et des autres.
Pour rappel, M. Belkhadem, fidèle à ses convictions, a été l’un des principaux animateurs du groupe de Sant Egidio, réuni à Rome, sous l’égide de bénédictins du même nom, pour proposer à l’Etat algérien de signer un pacte de capitulation avec les terroristes islamistes.
M. Belkhadem a défendu les « bienfaits » du contrat de Rome lors d’un passage sur le plateau d’Al Jazeera ( émission « la direction opposée » ) contre le cheikh Nahnah, qui avait brillamment démontré l’inanité d’un tel pacte ( cette émission mérite d’être revue pour lever certaines équivoques ).
Le « Qui tue Qui ? » lancé par les auteurs du contrat de Rome et qui a fait tant de mal à notre pays, a été d’ailleurs ressorti à l’occasion des attentats-kamikazes perpétrés à Alger par le GSPC, le 11 Avril 2007. Chassez le naturel, il revient au galop.
Nourri aux seins du populisme et de la démagogie, qui permettent encore au FLN de dominer la scène politique algérienne alors que la majorité des partis politiques de sa génération ( les années 1950 ), qui étaient au pouvoir dans leurs pays respectifs, ne le sont plus ou ont été carrément laminés par de nouveaux partis, le courant islamiste du FLN parait confiant concernant l’issue de son combat. Les élections législatives du 17 Mai prochain devraient, selon le Secrétaire Général du FLN, consacrer sa main mise sur l’Assemblée Populaire Nationale et, à travers elle, sur le pays.
Profitant ostensiblement de la maladie du Président Bouteflika et du fait que la maladie accroît généralement la ferveur religieuse chez le malade, de la division qui existe au sein des forces démocratiques politiques et sociales, à cause notamment du verrouillage des champs politique et médiatique et de la distraction voir même de la démobilisation des forces de sécurité en raison de la paix relative retrouvée, ces dernières années, et de la générosité des politiques de la concorde civile et de la réconciliation nationale, la nébuleuse islamiste s’est reconstituée et tente de s’emparer des principaux leviers de l’Etat algérien.
Aujourd’hui, plus que jamais, cette nébuleuse est devenue majoritaire dans la vie politique ( 4 des 5 principaux partis politiques, qui contrôlent plus de 70% des sièges de l’A.P.N. et du Conseil de la Nation font directement ou indirectement partie de cette nébuleuse ), économique ( le bazar et l’économie informelle dominent l’économie algérienne encore essentiellement fondée sur la spéculation et la consommation de biens importés de l’étranger ) et sociale du pays ( par nécessité économique, obligation familiale ou conviction religieuse, 95% de nos filles et de nos femmes portent aujourd’hui le hidjab. En outre, les barbus, les yeux grimés de k’hol et vêtus de kamis commencent à repeupler nos rues ).
Raison garder
Il faut être vigilant pour ne pas être mis de nouveau au ban de la communauté internationale.
En tout état de cause, il faut savoir raison garder et ne pas céder aux pulsions populistes, qui aveuglent et font commettre des erreurs, qui coûtent souvent cher au pays.
Tout ce qui est excessif nuit.
Certes, notre pays se redresse vite mais il est encore en convalescence et il ne peut pas logiquement se permettre une rechute, c'est-à-dire, d’être de nouveau isolé sur les scènes sous-régionale, régionale et internationale, à cause d’une poignée de populistes, à qui les six sous que le pays a accumulés grâce à une exploitation intensive de nos hydrocarbures, semblent avoir tourné la tête.
Il faut être prudent d’autant plus que la montée en puissance de notre pays inquiéterait sérieusement nos voisins, dont certains ne seraient pas à l’abri de bouleversements profonds essentiellement dus à l’exacerbation de leurs contradictions internes.
Le contrat d’achat de matériels et d’équipements militaires sophistiqués de la Russie, dans le cadre du remboursement anticipé de notre dette vis-à-vis de ce pays et les excellentes relations que nous entretenons, dans tous les domaines, avec les Etats-Unis d’Amérique et qui ont été, ces derniers temps, chahutés par des déclarations malheureuses de responsables algériens , largement exploitées par tous ceux que dérange ce rapprochement stratégique, patiemment élaboré par Alger et Washington, en sont les principales causes.
Il n’y a pas pire que l’imprévisibilité en politique et en diplomatie.
La crédibilité, la confiance et le respect mutuel se gagnent par la constance et non pas par l’improvisation.
Nos intransigeances, d’un autre âge, sont en train de pousser les Etats-Unis d’Amérique dans les bras du Maroc, après avoir fondé de grand espoirs sur notre pays dont ils connaissent l’importance géo-stratégique et respectent les principes.
La dernière résolution du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental, dont la mouture initiale, très favorable au Maroc, a été élaborée par les Etats-Unis, constitue un indice sérieux de ce glissement de Washington.
Nous ne serions nullement surpris si nous apprenions que le Maroc a été finalement choisi pour abriter le Quartier Général du nouveau Commandement américain pour l’Afrique ( AFRICOM ).
Avant même d’être sollicité officiellement par les Etats-Unis, à ce sujet, notre pays, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, s’est précipité à annoncer qu’il refuserait d’accueillir le siège de cette force multinationale, sous commandement américain, essentiellement destinée à la prévention et la résolution des conflits en Afrique et à la lutte contre le terrorisme sur notre continent et notamment dans la région sahélo-saharienne, devenue le fief de groupes terroristes affiliés à Al Qaeda.
Comme d’habitude, le Colonel El Gueddafi s’est empressé à envoyer à Alger M. Abdessalem Triki, son Conseiller pour les affaires africaines et la coopération en vue d’élargir davantage la brèche avec les Etats-Unis avec lesquels la Libye vient de normaliser ses relations diplomatiques après un boycott, qui a duré plusieurs années.
Il en est de même de nos relations avec la France et l’Espagne, qui se sont ouvertement alignées sur les thèses marocaines au sujet du Sahara Occidental.
Pourtant, jusqu’à récemment encore, tout semblait aller parfaitement bien avec ces trois pays ( Etats-Unis, France et Espagne ) dont l’Algérie est l’un des principaux clients en Afrique et dans le monde arabe et des principaux fournisseurs, en gaz naturel notamment.
A mon humble avis, la signature d’un Traité d’Amitié avec la France n’aurait pas dû être liée à la question de la repentance, qui n’a même pas était arrachée aux terroristes islamistes
En effet, la signature de l’un n’exclut pas la demande de l’autre, de manière plus diplomatique.
Conclusion
A moins d’un sursaut d’orgueil salutaire lors des prochaines élections législatives que les « Barbes-FLN » et leurs alliés islamistes sont décidés à remporter haut la main, les dés pipés sont déjà jetés et ce ne sont pas les enfants adultérins de l’Ex-parti Unique, intronisés à la tête de leurs partis respectifs, qui pourraient empêcher le raz de marée annoncé. La RADP est-elle déjà morte et enterrée ?
En tout état de cause, en 2007 ou en 2009, notre pays a et aura besoin de sang nouveau, d’hommes qui ne soient pas prisonniers des pesanteurs du passé et qui ont une vision et une ambition pour le notre pays, qui en manque cruellement aujourd’hui pour pouvoir s’inscrire résolument dans les perspectives qu’offre le XXième siècle, qui commence.
Les hommes, périmés, ceux qui ont largement montré leurs limites et dont les ambitions ont coûté cher au pays doivent comprendre cela.
Ahmed Amine
Méli-melo
Décidément, le ridicule ne tue plus chez nous. Sinon, beaucoup de nos « responsables » ne seraient plus en vie, aujourd’hui.
En effet, après la « gifle » du 17 Mars dernier, beaucoup d’entre eux nous ont montré la profondeur insondable de leur démagogie, en essayant, en vain, de justifier l’injustifiable et de nous convaincre que la colère du peuple visait les « petits » partis et non pas le FLN et son ersatz le RND, alors même qu’en ôtant les voix recueillies par ces « sanafirs », le taux de participation officiel n’aurait pas dépassé les 15 %. Plus effronté, tu meurs !
Ainsi, au K.O technique asséné par le peuple « immature », a succédé le drible irrésistible du Président de la République, qui a pris tout le monde ( observateurs et observés ) à contre-pied.
A travers cette « sortie », le Président Bouteflika, qui aurait, parait il, beaucoup souffert des « trahisons » successives de ses précédents Chefs de Gouvernement ( Benbitour, Benflis et Ouyahia notamment ) voulait démontrer qu’il ne fait désormais confiance qu’aux siens et aux personnes qu’ils connaît personnellement.
N’a-t-il pas déclaré, quelques mois, à peine, après son avènement à la tête de l’Etat en Avril 1999, «Il vaut mieux avoir à faire à une personne qu’on connaît qu’à une personne qu’on ne connaît pas ». Lapalisse n’aurait pas dit mieux.
Par respect à ses principes, il ne pouvait donc logiquement pas oser « bouleverser » son univers familier, en faisant appel, après les élections législatives du 17 Mai 2007, à des figures nouvelles, quelles que soient leurs compétences.
Ces déceptions, certes douloureuses mais, somme toute, devenues courantes de nos jours, ne devraient pas le pousser à désespérer d’autrui et à devenir l’otage d’opportunistes, dont l’unique préoccupation est de s’ériger en héritiers naturels. Car toute dérive népotiste ou régionaliste est dangereuse pour la cohésion et la stabilité nationales.
Comme le mariage consanguin, ces deux fléaux altèrent sérieusement la santé des pays où ils sont pratiqués.
Ceux qui pensaient donc naïvement que le Président Bouteflika allait donner un coup de pied dans la fourmilière ou secouer le palmier algérien, connaissent mal le Président algérien, réputé fidèle en amitié, pour sa reconnaissance généreuse envers ses fidèles et ses loyaux collaborateurs ainsi que pour sa prudence voire même son conservatisme légendaires.
En outre, rappelons nous qu’il avait mis huit mois pour constituer son premier Gouvernement et trouver les « hommes d’Etat » qu’il cherchait désespérément. Feu Boudiaf, n’a pas eu de chance lui car il était « parti » sans trouver les 60 oiseaux rares dont il rêvait.
C’est vrai, depuis qu’il est revenu au pouvoir, le Président Boutefika parle beaucoup de réformes et de changements. Il a même, pour dérouter ses adversaires, procédé à l’installation solennelle de nombreuses « commissions nationales », qui ont produit des rapports, qui dorment encore, dans leur majorité, dans les armoires de la Présidence de la République.
Les résultats des dernières élections législatives ont démonté que les Algériens ont appris à juger sur les actes et non pas sur les paroles et encore moins sur les intentions.
Par ailleurs, son alliance « naturelle » avec les islamo-nationalistes a considérablement affaibli les autres forces politiques que compte le pays.
Circonstances favorables
Ce jeu d’ombres chinoises entre une alliance présidentielle, grisée par la bonne santé macro-économique du pays, qui n’est certainement pas due à son « génie » mais beaucoup plus à un concours de circonstances extérieures favorabes ( attentats terroristes du 11 Septembre aux Etats-Unis d’Amérique et prix des hydrocarbures exceptionnellement élevés )et une opposition, qui refuse de « veillir » dans son rôle, et qui a lancé des signaux forts pour être associée à la gestion des affaires publiques, a été compliqué par le « niet » khrouchtchevien opposé par le Président Bouteflika à cette demande.
Certes, grâce à une exploitation intensive de ses ressources naturelles ( pétrole et gaz notamment ), qui lui a permis d’engranger des recettes exceptionnelles et de constituer des réserves importantes de devises étrangères, sans lesquelles aucun effort de développement durable n’est possible, l’Algérie, qui a retrouvé progressivement la paix et la sécurité, est aujourd’hui engagée dans un processus de redressement multiforme, salué par la majorité de nos partenaires étrangers et des institutions politiques, économiques et financières internationales.
En effet, notre pays a enregistré, ces dernières années, des résultats macro-économiques que beaucoup de pays en développement nous envient même si la société algérienne continue encore à souffrir majoritairement de malnutrition et de nombreux maux et fléaux sociaux, comme le chômage, qui frappe une grande partie des jeunes diplômés et non diplômés, la bureaucratie et son corollaire la corruption, le trafic de drogue, dont notre pays devient une plaque tournante internationale et le phénomène des « harraga »( émigrés clandestins), qui a connu, en quelques années, une expansion dangereuse pour la cohésion nationale, sérieusement fragilisée par une décennie de terrorisme islamiste barbare.
Pourtant, au summum de la crise ( 1990-2000 ) et alors que nos voisins, du Nord de la Méditerranée notamment, se préparaient, avec l’aide de l’OTAN, à accueillir, dans des centres aménagés à cette fin, en Espagne, des « boat people » en provenance de notre pays, annoncés par des médias et des ONG malveillants, le peuple algérien était resté, dans sa très grande majorité, digne et avait préféré faire face vaillamment au terrorisme islamiste que de fuir massivement le pays, comme l’ont fait d’autres peuples, ailleurs.
Selon des experts algériens et étrangers crédibles, la croissance économique et financière va durablement s’installer dans notre pays, qui reprend, peu à peu, confiance en ses capacités intrinsèques, après une longue période de doute, qui a failli emporter l’Etat algérien, en quasi faillite financière, dans les années 1988-1998.
Le climat d’optimisme actuel devrait cependant être consolidé par des mesures sociales fermes et accompagné d’initiatives plus audacieuses sur les plans politique, médiatique, économique, industriel, agricole, culturel et éducatif et non pas servir d’alibi à une autosatisfaction maladive et un immobilisme stérile. L’ouverture des champs politique et médiatique s’impose, aujourd’hui plus que jamais.
Le Gouvernement algérien devrait aussi mettre à profit cette embellie financière divine pour encourager nos jeunes, ainsi que notre diaspora à l’étranger à tourner résolument leur regard vers les perspectives d’avenir prometteuses que l’économie algérienne offre, à court et moyen termes car de leur implication effective dépendra certainement la réussite de ses différents plans de développement. Un développement, qui exclurait les compétences algériennes ne profiterait qu’à nos partenaires étrangers, à leur main d’œuvre et à leurs entreprises.
Dans la même logique, la gestion des différentes infrastructures économiques, industrielles et sociales qui sont souvent réalisées sur fonds publics, sera inévitablement confiée à des compagnies étrangères, qui en maîtrisent la technologie.
Sans aucun doute, pour être bien gouverné politiquement, économiquement et administrativement, un aussi grand pays que le nôtre doit décupler le nombre de ses communes, quadrupler celui des daïras, doubler celui des wilayas et créer des régions homogènes essentiellement fondées sur les vocation, et complémentarité économique, industrielle, agricole ou touristique des wilayas qui les constitueraient.
L’Administration sera ainsi rapprochée du citoyen et retrouvera sa dimension humaine.
Rassembler pour mieux gouverner
Pour atteindre ces objectifs, la mobilisation de tous les algériens et algériennes, quelles que soient leurs convictions politiques, exprimées pacifiquement, est nécessaire et urgente. Chacun sera utilisé selon ses compétences et qualifications professionnelles et ses capacités intellectuelles et physiques, dans la transparence que requiert la bonne gouvernance d’un Etat moderne auquel le peuple algérien aspire.
Le Président Bouteflika aurait donc dû se montrer compréhensif et confier à ces partis quelques portefeuilles d’abord pour les impliquer dans le processus de redressement du pays et ensuite, pour leur permettre de faire leur apprentissage de la gestion de la « chose publique », qu’ils pourraient avoir à assumer, un jour, grâce à l’alternance démocratique au pouvoir, prévue par notre Constitution. Après quarante au pouvoir, le FLN, dans toutes ses versions, n’a pas encore fini son apprentissage, qui a coûté très cher au pays.
L’enfermement sur soi, c'est-à-dire l’autisme en politique, nous prive certainement d’un apport extérieur, toujours utile, d’autant plus qu’une plus grande ouverture sur la société civile et les autres courants politiques permet un équilibre, indispensable à toute évolution saine de la vie politique et sociale algérienne, qui a souvent été monopolisée par les uns ou par les autres.
Pour être crédible et viable, la jeune démocratie algérienne, fruit des différents facteurs endogènes et exogènes, qui ont permis son émergence en 1989, doit cesser de se complaire dans ses « spécificités », qui constituent, en fait, autant de violations des règles fondamentales de l’Etat de Droit.
La main tendue à son adversaire démocratiquement défait constitue toujours un geste qui honore celui qui l’accomplit.
Quel intérêt, le Président Bouteflka a-til réellement à maintenir à leurs postes des ministres qui, de toute façon, ne lui pardonneront jamais de les avoir publiquement humiliés et dont le Chef du Gouvernement, lui-même, a demandé la révocation ?
Apparemment, la planète Bouteflika a ses secrets que la raison pure ne saurait pénétrer.
En tout état de cause, pour la plupart des observateurs et même des proches du Président de la République, une reconfiguration de l’appareil gouvernemental était nécessaire après les élections législatives du 17 Mai dernier, pour lui permettre de mener à bien la troisième phase de son programme et préparer, dans les meilleures conditions possibles, les échéances cruciales, à venir.
Le maintien, pour quelques années ou quelques mois supplémentaires, de plusieurs ministres à leurs postes va beaucoup plus leur servir à justifier la gestion antérieure de leurs secteurs respectifs, qu’à apporter une quelconque plus value au pays.
C’est, je crois un personnage de Mohammed Dib, dans l’Incendie, qui disait : « Ce n’est pas en tournant le dos à un incendie qu’on l’éteint ».
En tant que collaborateur loyal et dévoué, le Professeur Saïd Bouchaïr voulait, peut être, transmettre ce message au Président Bouteflika.
Malheureusement, ce message a été brouillé par ceux qui avaient intérêt à ce qu’il ne le reçoive pas.
Qui a déjà dit : « Dieu gardez moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m’en charge » ?
Ahmed Amine
Les élucubrations de la Troïka : Ait Ahmed-Mehri-Hamrouche
Ils sont revenus, ils sont tous là.
Mais qu’est-ce qui fait donc courir ces papis de la politique ?
Pourquoi ces deux « enfants du système » en veulent ils tant à leur géniteur commun et cherchent à l’assassiner au moment où tous les observateurs neutres déclarent unanimement qu’après avoir su transcender la déferlante islamiste qu’il a lui-même engendrée, le système algérien a encore de beaux jours devant lui ?
Leurs objurgations cycliques sont difficilement convaincantes car jamais ce système, tant décrié, il est vrai pour ses nombreuses tares congénitales, aujourd’hui parfaitement incarné par le Président Bouteflika, loyalement soutenu par l’ANP et le FLN, ne s’est mieux porté. Le bilan globalement positif du Président Bouteflika en est la preuve irréfutable.
Pourtant, profitant de l’absence physique prolongée du Président de la République de la scène politique nationale et des balbutiements du nouveau Chef du Gouvernement, qui cherche encore ses marques pour commencer à jouer pleinement son rôle de coordonnateur d’une équipe gouvernementale qu’il n’a pas choisie, ces deux personnalités politiques ressortent leurs tronçonneuses et opèrent dans tous les sens, encouragés par les déceptions légitimes des uns et les ambitions, rancoeurs et rancunes inassouvies des autres.
Selon elles, l’apocalypse est pour demain et l’accalmie sociale et sécuritaire relative et l’embellie financière que connaît le pays depuis quelques années déjà, ne seraient pas durables pour les raisons que seules elles connaissent et qu’elles consentiraient à nous dire si les « décideurs » acceptaient de leur confier les rênes du pouvoir. Elles auraient la panacée qui pourrait extirper le pays de la crise multidimensionnelle dans laquelle il se débat depuis 1988. Ces papis se trompent d’époque apparemment car ce n’est certainement pas en cultivant à outrance le nihilisme et en semant à tous vents le pessimisme, qu’ils arriveraient à retenir l’attention de nos compatriotes, qui reprennent peu à peu espoir et retrouvent le sourire et la joie de vivre dont ils ont été injustement privés depuis plus d’une décennie.
En ces temps de réconciliation nationale incontournable et de développement économique et social tous azimuts, notre pays a besoin de responsables, dont la vision globale et généreuse est résolument tournée vers l’avenir que d’aucuns voient radieux et prometteur, à plus d’un titre, pour le peuple algérien.
N’en déplaise donc à ses détracteurs indécrottables, le Président Bouteflika s’y emploie avec détermination depuis 1999 et les actions et chantiers qu’il a lancés, dans tous les domaines, permettent d’envisager cet avenir avec confiance et sérénité.
En effet, par touches successives il est parvenu , en quelques années à peine, à réanimer la vie politique nationale et à redonner à notre pays la place qui était la sienne dans le concert des nations et a rompu l’isolement mortel dans lequel une poignée d’ONG et de médias étrangers hostiles étaient arrivés à le confiner. Ainsi de défensive, notre diplomatie est devenue offensive car en plus du rôle actif hautement apprécié de notre pays au sein de l’ONU et de ses différentes institutions spécialisées, de l’Union Africaine, du NEPAD, du G8, de la Ligue des Etats Arabes, de l’OCI, de l’UMA et de l’espace euro-méditerranéen, dans ses aspects bilatéral, multilatéral et de dialogue avec l’OTAN et des accords stratégiques signés avec de nombreuses puissances de tous les continents, les délégations et personnalités étrangères, de tous les niveaux, se succèdent à Alger, qui est redevenu une source de propositions importantes concernant les questions internationales, régionales et sous-régionales.
Ce renouveau politique et diplomatique nous permet aujourd’hui de négocier dans une position confortable notre adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce ainsi que les termes de la coopération stratégique que nos partenaires souhaitent conclure avec notre pays dans tous les domaines, y compris le domaine militaire, dont notre pays était exclu il y a quelques années à peine. Aujourd’hui les propositions de vente à notre pays d’armements, de matériels et d’équipements militaires de toutes natures fusent de Moscou à Washington en passant par Paris, Londres, Madrid, Rome, Pékin, Brasilia ou Berlin.
Il en est de même pour la coopération en matières de lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine où l’expérience acquise par notre pays est hautement appréciée par les puissances occidentales qui sont aujourd’hui sérieusement confrontées à ces problèmes.
Sur le plan interne, les avancées enregistrées par notre pays depuis 1999 dans les domaines économique, financier, commercial, énergétique, hydraulique, juridique et social sont également importantes. Elles sont le résultat des différentes réformes entreprises dans ses secteurs névralgiques malgré les contraintes et résistances subjectives auxquelles elles se sont heurtées.
Ainsi, après avoir retrouvé ses grands équilibres, l’économie algérienne a renoué avec la croissance et a largement tiré profit de la hausse des prix du pétrole et de la bonne pluviométrie de ces dernières années pour constituer des réserves importantes de devises et se débarrasser du fardeau insoutenable de la dette extérieure, qui sera réduite à sa plus simple expression, dans quelques mois grâce à la politique de désendettement mise en œuvre par le gouvernement algérien et à une exploitation rationnelle des ressources naturelles du pays. Pour préserver son indépendance et ne plus jamais avoir à subir les affres de l’endettement, notre pays devrait s’interdire constitutionnellement de recourir à l’emprunt extérieur pour acheter des biens de consommation notamment.
Cette situation favorable permet d’envisager les meilleures perspectives possibles d’autant plus qu’elle est accompagnée de mesures adéquates telles la privatisation totale ou l’ouverture du capital d’entreprises publiques déficitaires ou en banqueroute et l’instauration d’un climat des affaires qui favorise les investissements directs étrangers et nationaux afin de réduire la double dépendance de notre économie à la fois des exportations quasi-exclusives des hydrocarbures ( 97%) et des importations de l’étranger des biens d’équipement et de consommation que notre industrie ne produit pas, malgré les crédits faramineux qui lui ont été consacrés entre 197O et 198O.
Le manque de visibilité et les erreurs de choix stratégiques qui ont été commises par la suite ont fait que notre pays se retrouve aujourd’hui pratiquement sans base industrielle consistante, nécessaire à l’édification d’une économie viable sur le plan international. C’est aujourd’hui l’une des priorités du gouvernement algérien, qui sait que la privatisation n’est pas la panacée et qui veut changer l’économie spéculative et rentière, qui a prévalu depuis les années 1980, par une économie productive également fondée sur l’industrie, l’agriculture et les services, qui restent le parent pauvre de notre économie, très vulnérable à cause de son caractère monoexportateur et pluri-importateur.
La mise en œuvre des programmes de soutien à la croissance économique, de développement des hauts plateaux et du sud, la construction de centaines de milliers de logements et la consolidation et l’édification des infrastructures de base, à travers tout le pays, qui coûteront des dizaines de milliards de dollars US, visent à augmenter l’attractivité économique de notre pays et à améliorer les conditions de vie des algériens.
Certes les retombées sociales de cette embellie financière sont encore limitées car la grande majorité des algériens continue à souffrir du manque de logements, du chômage, de la malnutrition, de l’illettrisme,de maladies contagieuses , de pandémies diverses et de fléaux sociaux tels la criminalité, la drogue, le trafic d’armes, la prostitution, la corruption, le détournement et le blanchiment d’argent, qui alimentent et perpétuent des poches importantes de terrorisme , disséminées à travers tout le pays en dépit de la main tendue par l’Etat algérien, d’abord à travers la concorde civile et ensuite dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, dont les résultats restent cependant mitigés mais qui devrait être poursuivie, approfondie et éventuellement corrigée car elle constitue la seule alternative crédible à la violence.
Nier toutes ces réalisations en présentant un bilan sélectif et tronqué des activités du Président Bouteflika depuis 1999, sous prétexte que de nombreux problèmes demeurent entiers ou connaissent à peine un début de règlement, reviendrait à vouloir justifier l’injustifiable par des arguties grossières et des arguments fallacieux.
Si le Président Bouteflika, qui a largement prouvé qu’il est un homme politique perspicace et chevronné, qui n’ignore pas ce que le « mandat de trop » pourrait engendrer comme instabilité politique et sociale, estime que la révision constitutionnelle est une nécessité impérative car elle obéit à des considérations d’ordre national, nous devrions continuer à lui faire confiance et à le suivre car il a été, jusqu’à présent un dirigeant dont les décisions ont eu des retombées bénéfiques pour notre pays.
Mais le bon vieux principe sportif « on ne change pas une équipe qui gagne » est -il valable en politique ?
L’idéal serait toutefois de transcender toutes les considérations subjectives et de commencer d’ores et déjà à s’atteler à préparer les conditions socio-politiques objectives pour une transition générationnelle intelligente afin de passer le témoin, en 2009, à des représentants authentiques de la frange majoritaire de la population algérienne, qui ne sont pas prisonniers des pesanteurs du passé et géreront le pays selon les normes de leur temps.
Entre l’échec et le succès il n’ y a pas de frontière et ce qui était et aurait dû rester un succès éclatant pourrait devenir un échec retentissant parce que, comme le dit le vieil adage bien de chez nous, « celui qui calcule seul a toujours l’impression de gagner ».
Ahmed Amine
Renaissance algérienne
Jamais, depuis 1962, notre pays n’a réuni autant de conditions objectives favorables pour une renaissance véritable et durable.
En effet, grâce à une conjonction de facteurs endogènes et exogènes positifs, il est en passe de transcender une crise multidimensionnelle qui l’a paralysé pendant plus de dix ans et a failli emporter l’Etat algérien, en proie à tous les doutes et victime d’une déstabilisation diabolique ourdie par ses ennemis intérieurs et extérieurs.
Entre 15O 000 et 200 000 victimes, selon les sources, des centaines de milliers de blessés, de traumatisés et de déplacés et une destruction massive de nos infrastructures économiques, industrielles, sociales et éducatives, évaluée à des dizaines de milliards de dollars US, tel a été le coût de cette déferlante infernale à laquelle les dignes héritiers de la Révolution de Novembre 1954 ont su admirablement faire face et qu’ils ont vaincue grâce au soutien indéfectible qu’ils ont apporté aux forces armées et de sécurité nationales et aux Groupes de Légitimes Défense et autres Patriotes, qui se sont spontanément constitués à travers tout le pays pour lutter contre le terrorisme barbare.
Parallèlement à la lutte contre le terrorisme, à laquelle nos forces armées n’étaient pas professionnellement préparées, car outre sa mission de protéger le pays contre toute menace extérieure, l’Armée Nationale Populaire était activement associée à l’œuvre d’édification nationale, qu’elles ont menée seules, avec des moyens militaires limités et inadéquats, l’Etat algérien a, dés 1996, quand il s’est rendu compte que l’option exclusivement sécuritaire était insuffisante, tendu la main à ceux qui voulaient se repentir et réintégrer la communauté nationale, à travers notamment la politique de la « Rahma » ( Miséricorde ) d’abord, de la « Concorde civile » ensuite et de la « Réconciliation nationale enfin, qui prend en charge tous les aspects de la tragédie nationale.
Ce double traitement, politique et militaire, de la question du terrorisme a été renforcé, à partir de 1999 par un traitement économique et social, qui ont fait que des milliers de terroristes et leurs complices se sont rendus ou ont été libérés des prisons où ils purgeaient de longues peines pour les atrocités et crimes commis ou commandités.
Seuls quelques centaines, selon le Ministre de l’intérieur, de desperados, encouragés par les discours triomphalistes de certains de leur ex-compagnons d’armes repentis, qui devraient être invités, au nom des Lois de la République, à plus de circonspection, voire même sanctionnés pour incitation à la haine et glorification permanente du terrorisme, s’obstinent à demeurer dans les maquis de la Kabylie, de l’Est et de l’Ouest du pays et dans le Sahara et à semer la terreur là où ils peuvent. Les forces de sécurité continuent à les combattre et finiront par les réduire à leur plus simple expression.
Pour sa part le Gouvernement algérien, dans le cadre se son traitement multilatéral de la crise, doit veiller à ce que l’embellie financière que le pays connaît, ces dernières années, grâce notamment à une hausse exceptionnelle, donc non durable, du prix du pétrole, d’une meilleure gestion des recettes et des ressources du pays, profite réellement à la majorité du peuple algérien et non pas exclusivement aux éternels privilégiés.
La politique de désendettement suivie par le pays depuis deux ans est excellente pour les raisons que les économistes connaissent bien et notamment parce qu’elle permet au pays d’économiser des milliards de dollars US, qui auraient dû être payés à nos différents créanciers, au titre des intérêts, si les échéances initiales étaient maintenues. Sans être banquier, je l’approuve totalement par simple bon sens paysan, qui nous a appris que «qui paie ses dettes, s’enrichit ».
Comme j’applaudirais chaleureusement aux réformes politiques, juridiques, économiques et sociales si elles visaient à renforcer l’économie du pays, à protéger et à améliorer les droits politiques des algériens par une plus grande ouverture des champs politique et médiatique et à leur fournir des emplois, le bien-être et une protection sociale contre les efforts qu’ils fourniront, chacun dans son domaine et à la place qu’il mérite.
En homme politique avisé, Belkhadem a fait instinctivement ce constat. Il doit aller au bout de son « intuition » car l’explosion sociale qu’il craint, à juste titre d’ailleurs, pointe sérieusement son nez à l’horizon.
L’augmentation des salaires, dont M. le Président de la République et lui-même ont retenu le principe, pourrait se faire par une décision unilatérale du gouvernement.
Les différentes institutions de notre pays restent encore majoritairement prisonnières d’une organisation du travail anachronique et obsolète et ont réellement besoin d’être dépoussiérées et débarrassées du « cholestérol » qu’elles ont accumulé durant des décennies de monopole castrateur et du fait de « ses enfants naturels » : la bureaucratie et la corruption.
L’exigence de qualité doit être notre credo, si nous voulons rattraper le temps perdu et figurer parmi les nations qui avancent.
Les « fleurons » de nos institutions éducatives, de notre enseignement supérieur et de la recherche doivent être également réhabilités et renforcés par la création de nouveaux pôles d’excellence concurrents.
Notre Culture et notre Sport, qui nous ont procuré tant de joies et de bonheur jadis, méritent d’être secoués pour permettre l’émergence d’autres génies, qui ont dignement représenté et marqué, sur les plans national et international, des domaines comme la poésie et la littérature, en langues arabe et française, le théâtre, les beaux-arts, la musique, sous toutes ses formes ainsi que les différentes disciplines sportives.
Paradoxalement, au moment où la plupart des autres pays du monde sombrent dans un marasme économique et social durable et les conflits régionaux s’exacerbent et menacent sérieusement la paix et la sécurité internationales, notre pays est en train d’entamer une véritable renaissance grâce, on ne le soulignera jamais assez, à la politique de redressement national résolument menée par le Président Bouteflika et de tous les hommes publics et soldats de l’ombre qui l’aident dans cette tâche gigantesque exaltante.
Depuis 1999, notre pays se remet lentement mais sûrement sur ses pieds. Cela ne veut nullement dire que les sept prédécesseurs de Bouteflika n’ont rien fait. Bien au contraire, chacun, comme il a pu, a apporté sa pierre à l’édifice national.
Il est vrai que certains, parmi les prédécesseurs de Bouteflika, n’ont pas été gâtés par le sort car les prix des hydrocarbures, qui continuent, hélas, à représenter plus de 97% de nos exportations, étaient, à leur époque, dramatiquement bas. Mais ne dit-on pas que les pays n’ont pas besoin seulement de « bons » gestionnaires mais aussi, voire même surtout de gestionnaires « chanceux ».Elle n’a pas tout à fait tort cette jeune fille qui priait Dieu pour lui « donner un mari chanceux même s’il n’a jamais été à l’école ».
Mais si, en plus d’être ignare, un dirigeant n’est pas né sous la bonne étoile, c’est la catastrophe garantie.
Donc aussi incroyable que cela puisse paraître, notre pays constitue aujourd’hui une « chance » pour nos partenaires, qui se bousculent à notre portillon, dans l’espoir de réaliser des affaires avec nous, dans tous les domaines et pour étudier les voies et moyens d’y effectuer des investissements qui s’élèveraient à des milliards de dollars US.
Il est vrai que cette renaissance est mieux perçue à étranger qu’en Algérie même.
En effet, nos partenaires étrangers connaissent bien le potentiel formidable de notre pays, notamment dans les secteurs des hydrocarbures, qui sont stratégiques pour leur développement ( ils se livrent une concurrence farouche pour assurer la sécurité de leurs approvisionnements en hydrocarbures ), des mines, de l’eau, de l’agriculture, des finances et des ressources humaines, entre autres.
Les projets pharaoniques ( construction d’un million de logements entre 2004 et 2009, autoroute Est-Ouest de 1000 km, développement stratégique des Hauts Plateaux pour en faire un nouveau pôle industriel du pays, construction de dizaines de barrages, extension de la voie ferrée, dans plusieurs directions, réalisation de métros et tramways dans les grandes villes et réalisation de centaines d’ouvrages d’art, à travers tout le pays pour améliorer la qualité de la vie dans nos villes et villes défigurés par le béton ) qui vont bouleverser le visage de notre pays, d’ici à 2015-2020, n’ont de pareils que ceux que l’Arabie Saoudite et la Chine ont réalisés ces trois dernières décennies et auront un effet d’entraînement certain, non seulement sur l’économie algérienne en pleine régénérescence mais aussi sur celles de nos partenaires, dont certains comme les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grande Bretagne, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, entre autres, veulent tirer profit en développant avec nous une coopération stratégique multiforme.
Il nous appartient d’être à la hauteur de leurs espérances et de faire en sorte que ce profit soit réellement mutuellement bénéfique.
Nos différentes institutions doivent être bien préparées pour faire face efficacement aux flux de capitaux et de personnes que cette coopération va engendrer, en assurant notamment la sécurité nécessaire car l’investissement, comme le tourisme d’ailleurs est versatile. Les pays qui en reçoivent le plus sont ceux qui offrent d’abord les meilleures garanties sécuritaires et puis de rendement.
Seule une bonne gouvernance politique et économique du pays et une gestion transparente et rigoureuse de cette manne divine, non renouvelable, permettra à notre pays d’effectuer le saut qualitatif qui nous fera entrer de plain pied dans une véritable renaissance.
Nous pourrons ainsi contrecarrer efficacement le pessimisme,l’auto-flagellation et le nihilisme cultivés par certains « hommes politiques » pour démoraliser une population rendue, à juste titre, méfiante par des décennies de pensée unique et une jeunesse profondément traumatisée par les années de terrorisme et qui voit son unique salut dans l’étranger, à un moment où notre pays reçoit quotidiennement des flux d’immigrés clandestins qui viennent de tous les continents tenter leur chance dans ce qu’ils appellent « le nouvel Eldorado ».
Nous devons, donc, nous atteler d’urgence à convaincre nos jeunes « harraga », qui continuent à échouer, par dizaines, sur les côtes ibériques voisines, des perspectives énormes que les chantiers déjà entamés ou qui vont bientôt être ouverts leur offrent en matières d’emplois et de formation , les imprégner fortement de l’histoire multi-millénaire de notre pays ( récemment encore des chercheurs européens ont démontré que trois perles, trouées, une découverte en Algérie,dans les années 1950 et deux trouvées en Palestine, avaient entre 85 000 et 100 000 ans d’âge et constituaient, jusqu’à présent, les plus vieux bijoux du monde ), avec toutes ses dates et figures marquantes, sans en occulter aucune et leur ré-apprendre à célébrer la mémoire de nos illustres ancêtres et aînés dans la gratitude, le respect et la ferveur. Une jeunesse sans mémoire est une jeunesse perdue et dangereuse car facilement manipulable.
Comme nous devons fournir à nos compatriotes expatriés, qui comptent parmi eux des compétences mondialement reconnues, les arguments valables pour qu’ils soient activement associés, d’une manière ou d’une autre, au projet de développement national.
Tels sont les conditions et signes multiples et concrets d’une renaissance algérienne qui s’annonce puissamment.
Ahmed Amine
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arretez de faire l'avocat.Vous connaissez certainement l'histoire de la bouteille à demi pleine ou à demi vide. Croyez moi,Nouara, tous nos partenaires étrangers honnêtes voient l'Algérie comme une bouteille à demi sinon aux 3/4 pleine. Cessons donc de nous auto-mutiler et faisons nous confiance.
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Connaissant etmaa et les calculs mesquins de son alter ego Ouyahia, Boutef a du lui dire :"Aidez moi à faire sauter le verrou de l’article 74 de la Constitution et je vous passerai le témoin en 2014.Vous, vous êtes veinard, vous pourrez faire quatre mandats et même plus, si vous diminuez votre consommation quotidienne d’huile kabyle". Evidemment, comme il l’a fait avec Zéroual et comme ceux qui calculent seuls, Ouyahia est tombé dans le panneau et est devenu complice du coup d’Etat constitutionnel que le pays vient de subir, aujourd’hui.Il a acheté le poisson dans l’eau.D’ici à 2014, il y a un bail et tout est possible. Alors bon stress Ouyahia et bonnes vacances M. le Président ! Sachant que vous allez nous manquer, après 2014, on finit par s’habituer à tout, vous savez, nous réclamons dés maintenant, haut et fort, un 4ième et un 5ième mandat. Ne dit-on pas "mieux vaut avoir à faire à Dieu qu’à ses Saints" surtout quand ce sont des Saints pas du tout sains et qui renient même le **** qui les a nourris pour être bien vus par leur nouvelle marâtre. MamoudMon blog
C'est de syndrome algérien qu'il faudrait tant la multitude de maux dont souffre l'Algérie depuis son indépendance font penser à une plaie purulente. Pourtant la France a légué aux islamo arabo bahatistes incultes la première puissance d'Afrique beaucoup plus riche et exportatrice que l’Espagne, le Grèce le Portugal...Le syndrome algérien après le syndrome hollandais.
Le syndrome algérien se caractérise par par le classement de l'Algérie dans le bas de tous les classement internationaux.
Le syndrome algérien se caractérise par l'adoubement de dizaines de milliers de terroristes sans jugement, qui on décimé 200 000 algériens et crée un exode rurale sans précédent.............
Le syndrome algérien ce sont tous avantages octroyés aux islamistes et au dépeçage de la société civile laïque moderne égalitaire et démocratique.
L’Algérie est un laboratoire non pas d'idées mais un laboratoire ouvert sur des plaies purulentes, qui fait qu’elle est classée dernière derrière l'Afghanistan en matière de tourisme et que les peuples de ce monde évitent ce pays, et ont peur des algériens.