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Pour pouvoir décrypter correctement la vie politique, économique, sociale et culturelle algérienne.
Catégorie :
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02.03.2008
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Vie culturelle

Vie culturelle

Publié le 02/03/2008 à 12:00 par algeriepolitiqueetsociale
La Guerre d’Algérie, selon un historien britannique


Longtemps « otage » des historiens français, comme Charles Robert Ageron ou, plus prosaïquement, Yves Courrière, qui en relatent les faits à travers le prisme de la version officielle française, l’Histoire de la Guerre d’Algérie (1954-1962) intéresse de plus en plus , pour sa richesse en leçons et enseignements divers, les hommes politiques et les historiens d’autres sphères culturelles, guidés par la recherche de la vérité historique et qui ne sont influencés par aucune passion ou considération subjective.

C’est le cas notamment du livre de Sir Alistair Horne « A Savage War of Peace : Algeria 1954-1962 » ( Une Guerre féroce pour la Paix : Algérie 1954-1962 ), publié en 1977 par les Editions New York Review Books et réédité en 1996 et en 2006 avec des préfaces mises à jour.

Ce livre est devenu un best-seller aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, depuis que le Président George W. Bush en a fait son livre de chevet, sur recommandation de M. Henry Kissinger, dont Sir Horne prépare actuellement une biographie autorisée, afin de lui permettre « de mieux appréhender la situation en Irak », qui présenterait selon l’historien britannique des similitudes avec celle prévalant en Algérie durant la Guerre de libération nationale.

Par ailleurs, le film de feu Gillio Portecorvo « La bataille d’Alger » a été également vu, revu et disséqué par le Commandement des forces armées et les différents services de sécurité américains pour comprendre la logique de la guérilla urbaine dans un pays arabe.

Même s’il a utilisé le même fonds documentaire que ses confrères français, M. Horne a pris, selon lui, le soin d’interroger des protagonistes et des témoins de premier plan de cette Guerre, encore vivants, en Algérie et en France et a visité, à plusieurs reprises, notre pays pour se rendre sur les lieux où les différentes opérations politiques et militaires décrites dans son livre se sont déroulées.

Subdivisé en trois parties : Prélude : 1830-1954, La Guerre : 1954-1958 et La plus dure des victoires : 1958-1962 , ce volumineux ouvrage tente, avec plus ou moins de bonheur, de clarifier d’abord les raisons objectives qui ont conduit au déclenchement de la Guerre, le 1er Novembre 1954, de montrer ensuite comment cette Guerre a été menée par les deux parties au conflit et d’expliquer enfin pourquoi elle a été gagnée par la partie supposée être militairement la plus faible.

Ainsi, grâce à sa Guerre de libération nationale exemplaire, à sa précieuse et chèrement acquise expérience en matière de lutte contre le terrorisme islamiste et à son modèle de société, où les modes de vie traditionnel et moderne ont toujours co-habité pacifiquement jusqu’à l’octroi, à la fin des années 1980, de l’agrément aux partis religieux, qui utilisent l’Islam, partagé par la quasi-totalité des Algériens, à des fins politiques et grâce aussi à ses formidables ressources naturelles et à sa position géo-stratégique indéniable, notre pays intéresse, au plus haut point, nos partenaires étrangers développés, qui s’empressent aujourd’hui à instaurer avec lui des relations stratégiques.

L’indifférence de la communauté internationale à la tragédie vécue par le peuple algérien, dans les années 1990, céde de plus en plus la place à un intérêt grandissant pour notre pays à tel point que le Premier ministre italien, M. Romano Prodi, n’a pas hésité à déclarer que « l’Algérie, ce sous-continent voisin, constitue une chance pour l’Italie et l’Europe , en raison notamment de la sécurité énergétique qu’il leur assure et des nombreuses opportunités de coopération que sa reconstruction offre aux compagnies étrangères, dans tous les domaines ».

En dépit des nombreux et divers maux, dont les principaux restent encore le terrorisme, la corruption et le trafic de drogue, qui minent la société algérienne et qui pourraient entraver son épanouissement dans tous les domaines et même compromettre la cohésion, la stabilité et l’unité nationales, s’ils n’étaient pas pris plus sérieusement en charge par les pouvoirs publics, notre pays a enregistré, ces dernières années, en raison notamment du renchérissement exceptionnel du prix des hydrocarbures, d’ une meilleure exploitation de nos ressources naturelles non renouvelables et du strict respect des règles de l’orthodoxie financière imposées par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, des résultats macro-économiques encourageants, qui pourraient servir de base solide à une renaissance durable.

Ils doivent cependant être consolidés par des initiatives fortes, dans tous les domaines.

En effet, aussi minimes soient ils, ces signes ont suscité chez nos partenaires étrangers un intérêt réel pour rétablir les ponts coupés avec un pays, hier encore isolé et livré à lui-même.

Nous devons être à la hauteur de leurs attentes et faire en sorte que cet intérêt soit mutuellement bénéfique.

Nos différentes institutions doivent être bien préparées pour faire face efficacement aux flux humains et de capitaux que cette coopération annoncée va certainement engendrer en leur assurant notamment le sécurité nécessaire car l’investissement comme le tourisme d’ailleurs est versatile et a besoin de sécurité pour s’établir et prospérer.
Bien plus que la rentabilité et les avantages fiscaux, la sécurité est la condition sine qua non pour attirer les investissements directs et les touristes étrangers, courtisés par tous les pays du monde.

Ce n’est un secret pour personne que les pays développés ont des politiques hautement sécuritaires destinées à assurer la sécurité de leurs citoyens, des étrangers et de leurs biens, dans le cadre des lois en vigueur.
Considérant que « la sécurité, sous toutes ses formes, est l’affaire de tous », les citoyens de ces pays adhèrent massivement à ces politiques.

En tout état de cause, seule une bonne gouvernance politique et économique du pays et une gestion transparente et rigoureuse de nos ressources naturelles et des recettes qu’elles procurent, permettront au pays d’effectuer le saut qualitatif dont il a tant besoin pour rendre les avancées réalisées irréversibles et relayer ces ressources naturelles non renouvelables par une production industrielle nationale diversifiée.

Ainsi seulement, nous pourrions contrecarrer efficacement le pessimisme, l’auto-flagellation et le nihilisme semés par certains « hommes politiques » et « intellectuels » pour démoraliser une population, à juste titre, rendue méfiante par des décennies de pensée unique et une jeunesse profondément traumatisée par les dures années du terrorisme barbare et qui voit son unique salut dans l’étranger, à un moment où, paradoxalement, notre pays reçoit quotidiennement des flux d’immigrés clandestins, qui viennent de tous les continents, non seulement pour se rendre en Europe, mais aussi pour tenter leur chance chez nous.

Nous devons donc nous atteler, d’urgence, à convaincre nos jeunes « harragas », qui continuent à échouer, par dizaines, sur les côtes de nos voisins du Nord de la Méditerranée, des perspectives énormes que les chantiers déjà entamés ou qui vont bientôt être ouverts en Algérie leur offrent en matières d’emplois et de formation, les imprégner fortement de l’histoire multi-millénaire de notre pays, avec toute ses dates et figures marquantes, sans en occulter aucune et leur ré-apprendre à célébrer la mémoire de nos illustres ancêtres et aînés, dans la gratitude, le respect et la ferveur et que M. Horne évoque dans son livre, en soulignant leur sens du courage et de l’honneur qu’il dit « retrouver chez le franco-algérien Zinédine Zidane, qui a préféré son honneur à la coupe du monde, qu’il aurait pu remporter s’il s’était abstenu de réagir violemment aux insultes du joueur italien ».

Une jeunesse sans mémoire est une jeunesse désorientée et dangereuse car facilement manipulable.

Nous devons aussi fournir à nos compatriotes expatriés, qui comptent parmi eux des compétences mondialement reconnues, les raisons valables pour qu’ils soient activement associés, chacun selon sa spécialité, au processus de développement national, qui démarre puissamment.

Ahmed Amine



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:: Les commentaires des internautes ::

Benali le 11/11/2008
Fonctionnant déjà, depuis 1999, comme une véritable République Bananière, l'Algérie va devenir avec ces amandements de la honte la risée de l'humanité.Il faut donc calmer cet obsédé du pouvoir en le nommant Président à vie du W.A.Tlemcen ou d'un certain hammam à Oujda.
Mes frères, il faut faire vite car il y a le feu dans la baraque.
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Ouidir le 11/11/2008
Je suis entièrement d’accord avec le frère Benali.
Il est beaucoup plus facile d’arrêter les dégâts aujourd’hui, c'est-à-dire avant les élections présidentielles d’Avril 2009, que Bouteflika pourrait avancer à janvier ou février pour mettre la nation algérienne devant un second fait accompli, que de le faire après.
Il sera alors difficile de mettre fin au calvaire qu’un « vieillard », comme le dit Général Major Rachid Benyelles, sénile, paranoïaque et diminué physiquement et mentalement va imposer à la nation jusqu’à 2014.
Bouteflika est un danger sérieux pour l’unité, la sécurité et la crédibilité du pays.

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Zeroual le 24/01/2009
NON A L’ELECTION DE LA HONTE !

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Nach+Nach le 08/09/2009
Où est passée l'Opposition de S.M. Bouteflika Ier ?
El Gueddhafi, El Bachir, Al Assad, Moubarek, Ahmedinejad, Castro, Chavez ou Kim Jong Il nous importent peu.
Ils ont leurs peuples pour les juger et ils le feront certainement bien le moment venu.
Ce qui nous concerne, nous, c'est Bouteflika, qui se meurt, à vue d'oeil, dans l'indifférence générale. Ramsès II se porterait mieux que lui.
Ses "partisans" sont de plus en plus occupés par la rapine. Ses adversaires se positionnent ouvertement pour une échéance politique qu'ils croient proche.
Chers amis internautes, le silence carnassier de la meute d'hygiènes qui fait office de classe politique chez nous, ne me rassure pas du tout.
Ils ou elles ( si on inclut Hanoune et Chalabia ) doivent avoir été informés par leurs maîtres communs que le marabout d'Oujda, que l'on sait sérieusement malade, n'en aurait plus pour longtemps.
A moins que ce soit une autre ruse ? Sa besace en est pleine, paraît-il.
Dans cette perspective, chacun fourbit ses armes en escomptant en tirer le maximum de profits et d'avantages personnels car ces gens là ramènent tout à leurs petites personnes. L'Algérie n'est perçue qu'à travers le volume de leurs coffres forts et de leurs comptes en banque à l'étranger.
Pour être cependant honnête, il faudrait signaler que seul le RCD, le parti de Said Sadi, malgré toutes les tentatives de déstabilisation sérieuses dont il a été l'objet de la part des "experts" pour le faire rentrer dans les rangs, continue à dénoncer vigoureusement et courageusement les frasques et les dérives répétées du gouvernement algérien.
Honte à eux tous, qui au lieu d'affronter Bouteflika avec des programmes crédibles, sont réduits à se tapir dans leurs coins et à attendre le son du glas.
Rien que pour ne pas permettre à ces opportunistes professionnels de voir leurs voeux exaucés, je souhaiterais longue vie à Bouteflika et j'espère, afin de déjouer leurs plans macabres, qu'il finira par les entraîner dans sa chute. Le pays réalisera ainsi d'une pierre plusieurs coups, il se débarrassera de Sidi et de ses Lallates.
Vive l'Algérie !
Vive la République !