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Pour pouvoir décrypter correctement la vie politique, économique, sociale et culturelle algérienne.
Catégorie :
Blog Politique
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02.03.2008
Dernière mise à jour :
16.09.2013

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Vie économique

Publié le 02/03/2008 à 12:00 par algeriepolitiqueetsociale

Affaire Khalifa


Les chameaux et les dromadaires


Au-delà de la catharsis collective qu’il offre, en ces temps de sécheresse politique durable, le « procès du siècle » dégage une forte impression de déjà vu, qui ne rassure ni sur son impartialité ni sur sa crédibilité, contrairement à ce qui se murmure ici et là.

C’est vrai, les différents protagonistes de cette « affaire » et notamment les plus proches collaborateurs de Rafik Abdelmoumène Khalifa, ont dénoncé, pèle mêle, la majorité de ceux et de celles qui ont profité outrageusement de sa générosité criminelle en contrepartie de services activement ou passivement rendus.

C’est vrai, plus de 4 000 personnes ont été auditionnées en trois ans d’instruction laborieuse, 104 ont été formellement accusées, à un titre ou à un autre et 150 avocats algériens et étrangers mobilisés pour défendre ceux, qui avec leurs complices, ont dilapidé des milliards en dinars et en devises étrangères.

C’est vrai, de hauts et petits fonctionnaires, des ministres en fonctions, d’anciens ministres et probablement même un ancien premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, en l’occurrence, ont été ou seront appelés à la barre pour témoigner ou s’expliquer sur les accusations graves dont ils ont clairement fait l’objet de la part de certains inculpés.

C’est vrai, Transparency International et l’Association algérienne de lutte contre la corruption se sont félicitées de l’atmosphère dans laquelle le procès s’est déroulé jusqu’à présent.

Mais les médias, les opinions publiques nationale et internationale ne semblent pas se contenter du coté apparent de l’iceberg et donnent déjà libre cours à leur imagination fertile pour élaborer toutes les supputations et les conjectures possibles sur le coté immergé de « l’iceberg Khalifa ».

Les peines, forcément différenciées, qui seront prononcés à l’encontre des uns, ne feront certainement pas taire les cris et chuchotements concernant les autres, c'est-à-dire, ceux que le procès actuel aura épargnés ou laissés en filigrane car ils se trouvent, pour l’instant, « du bon coté de la barrière » et escomptent tirer, à court terme, quelques dividendes de ce procès, qui finira par éclabousser toute la classe politique algérienne et par ternir davantage l’image du pays, hélas régulièrement cité, ces dernières années, parmi les pays les plus corrompus au monde.

Le pire n’excuse pas le mauvais, comme dirait Nourredine Boukrouh, dont les analyses « pointues » commencent à manquer au paysage médiatique algérien, de même que la fausse modestie a souvent servi d’alibi grossier à l’incompétence.
A chacun son jour.
Comme les frères Kéramane, aujourd’hui ; dans 10 ans, tout au plus, les frères A, B ou C seront, à leur tour, livrés en pâture aux médias et à la même Justice, impassiblement au service des plus forts du moment et les « affaires », à peine évoquées aujourd’hui, dont on a un avant-goût révélateur de temps à autre, deviendront, sans état d’âme, les nouveaux « scandales du siècle ». Ainsi tourne la roue de l’Histoire implacable.

La logique, voire même la sagesse aurait voulu que le « courage » politique qui a présidé à la conception et à l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, très clémente à l’égard des terroristes et leurs comparses, fût accompagné d‘une amnistie économique et fiscale, au profit de ceux et celles qui, à tort ou à raison, ont été condamnés pour crimes économiques.

Contrairement à ce qu’avancent les démagogues et les opportunistes de tous bords, l’aisance financière de notre pays pourrait permettre au gouvernement algérien d’effectuer ce geste audacieux, aux retombées hautement positives, à moyen et long terme, pour la cohésion sociale et la stabilité politique du pays, également vitales à la poursuite de sa croissance économique et de son développement, d’autant plus que la montée en puissance régionale de notre pays suscite chez certains de nos voisins du Nord et du Sud de la Méditerranée, qui constituaient des sanctuaires pour les terroristes, des inimitiés à peine voilées.

Des fléaux sociaux comme la drogue et l’immigration clandestine, dont l’Algérie devient un pays de transit et de destination finale, constituent des menaces aussi sérieuses que la corruption sur la société et l’économie algériennes, fragilisées par des décennies de bureaucratie et de terrorisme.

Une amnistie générale permettra à notre pays d’aller irréversiblement de l’avant et de na pas replonger, dans quelques années, dans des querelles byzantines dues à l’interprétation de certains aspects de son passé, qui n’ont jamais été abordés et définitivement assumés.
En effet, il n’y a rien de plus dangereux que ce jeu de pendule permanent, entre le passé et le présent ou le recours systématique au passé pour justifier le présent ou l’avenir.

Une véritable réconciliation nationale doit être globale sinon elle sera partielle, partiale et boiteuse, c'est-à-dire inopérante.

La rancune aveugle et le populisme rend ridicule.

L’histoire du chameau qui se moquait de la bosse du dromadaire qu’il avait croisé sur son chemin est au moins aussi connue que celle de l’arroseur arrosé ou du pompier pyromane.

Ahmed Amine

Vie sociale

Publié le 02/03/2008 à 12:00 par algeriepolitiqueetsociale
Le Mal algérien


Comme il existe un « Mal » américain, russe, chinois, japonais, français, italien, nigérian, égyptien, marocain ou tunisien, il y a un « Mal algérien », qui est la somme de défauts ataviques, de maux, de travers sociaux, de vices, de lacunes, de carences et de besoins socio-politiques refoulés, accumulés au fil des années par la société algérienne et qui entravent sérieusement son épanouissement moral, politique, économique, culturel, sportif, scientifique et technique.

Sans m’attarder sur les plus « mignons » d’entre eux, qui constituent beaucoup plus des péchés ou des pratiques sociales à la limite de la morale, de la logique et de la légalité, que des tares irrémissibles, je voudrais en présenter les plus significatifs, c'est-à-dire ceux qui sont devenus de véritables fléaux sociaux, qui ont des conséquences directes, graves sur l’état général du pays et de la nation, traumatisée par trois décennies de bureaucratie et de monopoles politique, économique et culturel et une décennie de terrorisme barbare et dont ils menacent la sécurité, l’unité, la stabilité et la cohésion.

Corruption : une dangereuse expansion

Il est de notoriété publique que jusqu’à la fin des années 197O, la grande corruption était limitée à certaines sphères politiques, économiques et sociales influentes, qui mettaient à profit les différents monopoles que leur conférait la loi pour s’enrichir illicitement.

La corruption s’est réellement « démocratisée » avec l’ouverture politique et économique du pays et la paupérisation rampante de larges pans de la société, qui en a résulté, à cause notamment de la conjonction de facteurs négatifs endogènes et exogènes et la réduction drastique du pouvoir d’achat de la classe moyenne littéralement laminée par le processus de soumission de l’économie nationale aux conditions draconiennes du Fonds Monétaire International, dans le cadre des Plans d’Ajustements Structurels successifs imposés au pays pour le rééchelonnement de sa dette extérieure, dont le remboursement accaparait l’essentiel de ses recettes extérieures.

Cette paupérisation continue a poussé tous ceux qui détenaient une parcelle du pouvoir administratif et économique à l’utiliser pour « améliorer » leurs conditions de vie de plus en plus difficiles et insupportables. La crise politique, économique et le terrorisme aidant, chacun s’est mis à « négocier » le moindre service qu’il pouvait rendre et rentabilisait comme il pouvait les fonctions qu’il occupait, dans une atmosphère délétère de fin de règne annoncée et selon un code de déontologie bien compris par les prestataires de ces services et leurs récipiendaires.
Les conditions objectives d’une corruption généralisée ont été ainsi peu à peu créées pour permettre à des aventuriers, sans foi ni lois, comme Abdelmoumène Khalifa, de se jouer de toutes les institutions politiques, administratives et financières du pays, en corrompant les uns, en amadouant les autres et en achetant le silence de certains avec, ironie du sort, des sacs à ordures pleins de billets de mille dinars algériens. Quelle dépravation des mœurs politiques et sociales !
Ce sont précisément des scandales comme ceux de Khalifa, BRC, BCIA, BNA etc… qui s’inscrivent dans la droite ligne des « affaires » comme celle des « 26 milliards », qui portent un préjudice considérable à l’image de l’Etat algérien et à sa crédibilité interne et externe, notamment vis-à-vis des investisseurs nationaux et étrangers désireux de s’implanter dans un pays qui offre des opportunités commerciales exceptionnelles.

Il est vrai qu’un système, qui a commencé son long règne, au lendemain de l’indépendance, par le détournement, en 1962, du « Fonds de Solidarité », essentiellement constitué des bijoux de nos mères et des maigres économies de nos pères, ne pouvait que terminer par des affaires comme celles de Khalifa, qui constitue une autre main basse organisée sur les dépôts de centaines de milliers de petits épargnants et de dizaines d’organismes publics et privés.

Nos partenaires étrangers vont nous juger sur notre manière de « régler » ces affaires.

La place peu reluisante que Transparency International attribue à notre pays dans son classement des pays les plus corrompus du monde doit nous donner à réfléchir pour prendre d’urgence les mesures adéquates afin de freiner la dangereuse expansion que connaît, ce fléau dans notre pays.

Certes, pour prouver notre bonne intention, l’adhésion à la Convention des Nations Unies Contre la Corruption, que l’Algérie a signée avec quelques réserves, est une condition nécessaire mais pas suffisante car le plus important n’est pas sa signature mais les modalités de sa mise en œuvre dans le cadre des mécanismes qu’elle prévoit à cet effet.


Népotisme et régionalisme : les enfants de la médiocrité

Il n’y a pas plus dangereux et plus absurde que cette tristement célèbre sentence sortie de la bouche d’un de nos hommes politiques : « Hmarna khir min aoudhom » « Notre âne vaut mieux que leur cheval ».

Notre pays est immense et a besoin pour sa défense et sa bonne gouvernance durable d’hommes et de femmes aux qualités morales, physiques et intellectuelles élevées.
Ce sont les défis majeurs auxquels il fait face qui l’exigent.

D’ailleurs, le Président Bouteflika et le Chef du gouvernement ne cessent de mettre en garde leurs ministres contre la tentation régionaliste qui réduit la nation à leurs familles et leurs tribus respectives.

Cette vision réductrice est dangereuse pour la cohésion, l’unité et la stabilité du pays et ne profite qu’à nos ennemis que la renaissance de notre pays dérange apparemment.

Contrairement à la « régionalisation », qui est indispensable à la bonne gouvernance politique, économique, sociale et administrative d’un pays comme le nôtre et qui relève de la politique d’aménagement du territoire, qui vise à développer les vocations naturelles de nos différentes régions géographiques, le népotisme et le régionalisme réduisent la composante humaine d’un pouvoir ou d’une responsabilité à une famille, un douar, ou au mieux à une ou deux wilayas.

En tout état de cause, si nous sommes incapables de serrer nos rangs pour mettre de l’ordre dans notre grande maison commune, d’autres, qui convoitent nos territoires et les formidables ressources naturelles qu’ils renferment, se chargeront, sous un prétexte ou un autre, de le faire à notre place et nous imposeront leur ordre cruel, comme ils l’ont fait en Irak, ruiné par l’esprit tribaliste de ses dirigeants successifs.

Le redressement du pays n’est pas la seule affaire du gouvernement ou des partis politiques mais également celle de la société civile algérienne, à travers notamment les différentes associations et organisations non gouvernementales qui la composent.

Les champs politique et médiatique doivent leur être ouverts et accessibles.
Sinon, ce sont leurs consoeurs étrangères, d’obédience diverse, qui ne cachent pas leur hostilité à notre pays et qui se nourrissent de nos contradictions internes et de nos faux problèmes, qui exploiteront nos défaillances pour exercer sur nous toutes sortes de pressions dans le but de nous obliger à accorder des concessions importantes de notre souveraineté et de nos ressources naturelles non renouvelables aux organisations internationales et aux compagnies multinationales majoritairement contrôlées par les pays occidentaux, qui financent également la plupart des ONG internationales.

A l’heure de la mondialisation, ce que les ONG et médias nationaux ne pourront pas dire ou faire, sera dit et fait, de manière amplifiée et avec tous les risques de manipulation possibles, par les ONG et médias internationaux, qui terrorisent les gouvernement qui « de la paille dans leur ventre ».


L’Etat a la responsabilité et le devoir de créer l’environnement juridique, économique et social le mieux même de favoriser l’émergence d’une société civile saine qui assumera pleinement sa part de bonne gouvernance du pays et le déchargera de missions dont il s’encombre parfois inutilement.

Ensemble, ils atténueront les effets néfastes du terrorisme qui a détruit une grande partie des infrastructures économiques, éducatives et sociales du pays et décimé ses ressources humaines, dont la formation a coûté au pays des dizaines de milliards de dollars américains et qui ont massivement fui le pays durant la décennie 1990.

Ceux ou celles à qui incombe aujourd’hui la gestion du pays, dans tous les domaines et à tous les niveaux de responsabilité, ont besoin d’une mise à niveau de leurs connaissances et d’un encadrement adéquat de la part de leurs aînés, de moins en moins nombreux en raison des départs à la retraite et des décès.

Compte tenu des circonstances particulièrement difficiles par lesquelles notre pays est passé, ces deux dernières décennies, il serait judicieux que le Gouvernement algérien prolonge l’âge de départ à la retraite de 60 ans actuellement, à 65 ans ou plus afin de permettre une transition générationnelle douce et faire profiter nos jeunes cadres de l’expérience précieuse de leurs aînés, qui souhaitent encore nous éclairer de leur lanterne magique, qu’aucune coopération technique étrangère ne saurait remplacer.

Les slogans creux de quelques ambitieux, impatients d’accéder à des responsabilités pour lesquelles ils n’étaient visiblement pas prêts moralement et intellectuellement avaient failli, il y a quelques années, ruiner le pays.


Machisme et hogra (injustice sociale) : il n’est jamais trop tard pour bien faire

« Eduquez bien vos filles et laissez les faire » dit un vieil adage algérien.
En effet aucune laisse, aucune ceinture de chasteté et aucun corset ne peuvent empêcher une femme de faire ce qu’elle a envie de faire, quand le Diable habite son esprit ou son corps.
Ce sont souvent les éducations rigoureuses, humainement insupportables, qui ont été à l’origine des scandales qui ont défrayé les chroniques sociales et donné lieu aux monstruosités les plus incroyables.

Des textes comme notre statut de la famille, malgré le léger toilettage qu’il a récemment subi, inhibent considérablement nos filles et nos femmes et privent le pays d’un potentiel formidable que la réussite incontestable de certaines de nos sœurs ne saurait éclipser.

Jadis, parents pauvres des législations internes conservatrices, les femmes sont aujourd’hui, au même titre que les enfants d’ailleurs, bien protégées par des conventions internationales qui énumèrent et garantissent leurs droits fondamentaux et les mettent à l’abri de fléaux comme la drogue et la prostitution, qui minent notre société profondément marquée par les méfaits du terrorisme dont elle garde encore les séquelles physiques et psychologiques.

La « question » de la femme n’est donc pas seulement une affaire de « genre » ou de « discrimination positive » mais une affaire de culture et d’éducation.

Sans aucun doute, l’éducation et la justice, sociale et économique, permettent aux pays qui en ont fait la clé de voûte de leurs institutions et des axes majeurs de leur développement, d’enregistrer des avancées indéniables dans tous les domaines et de bâtir une cohésion sociale et une stabilité politique durables qui réduisent sensiblement leur vulnérabilité face aux aléas de la vie.

Au plus fort de la crise, qui a failli emporter l’Etat algérien, dans les années 199O, ce sont justement ces valeurs ancestrales, bien gardées par nos grand-mères, mères, épouses sœurs et filles, qui ont permis à notre société de transcender la tragédie qui a frappé le pays à cause des négligences coupables des uns, qui ont engendré la folie destructrice et nihiliste des autres, qui a considérablement fait reculer le pays, dans tous les domaines.

Hasard ou nécessité, c’est une femme, dont les qualités morales et professionnelles font l’unanimité, qu’incombe, aujourd’hui, la lourde tache de démêler l’écheveau Khalifa. Elle se dit résolue d’aller jusqu’au bout. Y parviendra-t-elle ? Seul l’avenir nous le dira.
En tous les cas, en acceptant de juger, la plus importante partie de cette affaire scabreuse, elle mérite d’ores et déjà toute notre gratitude et notre soutien moral.

Par ailleurs, une autre femme domine la scène politique nationale depuis des années déjà.
C’est, en l’occurrence Madame Louisa Hanoune, communément appelée « la Pasionaria algérienne », en raison se son opposition farouche au libéralisme économique et social débridé du Gouvernement et de son fameux « no pasaran » aux réformes de Khellil et de Temmar.
Elle fait pratiquement office de Chef du « Gouvernement fantôme », ailleurs constitué par l’opposition officielle et dont notre pays a tant besoin pour briser cet unanimisme de façade qui lui fait beaucoup de mal.

Paradoxalement, la femme algérienne, qui a commencé à jouir de des droits politiques bien avant ses congénères des pays arabes et de certains pays d’Europe, les a vus, à cause d’un environnement de plus en plus machiste, se rétrécir comme peau de chagrin par qu’ils n’ont pas été consolidés par d’autres acquis. Qui n’avance pas recule.

S’ils ont permis de « secouer le palmier », les combats solitaires menés par des organisations ou des personnalités nationales pour accroître ces droits n’ont pas encore donné les résultats escomptés.

A cause du terrorisme, de la pauvreté et de préjugés sociaux absurdes beaucoup de nos filles en âge d’être scolarisées ou de travailler, ne vont pas à l’école ou sont exclues prématurément et trouvent d’énormes difficultés à se procurer un emploi conforme à leur profil alors même que la Constitution leur reconnaît le droit d’étudier gratuitement jusqu’à l’âge de 16 ans et d’avoir un emploi qui leur permet de vivre décemment.

Tant qu’il aura des femmes de la trempe des héroïnes légendaires qui ont marqué d’une manière indélébile son histoire contemporaine et ancienne, notre pays réussira toujours à remonter des abysses dans lesquelles la mentalité cupide et obstinée de ses hommes politiques l’a plongé, à maintes reprises.

A l’instar du corps humain, le corps social subit, en période de faiblesse, les attaques de toutes sortes de virus, qui exploitent cet état fébrile pour se renforcer aux dépens de son équilibre général.
C’est précisément le cas de la société algérienne, qui depuis quelques années, a développé de nombreux fléaux qui portent sérieusement atteinte à sa santé et à la crédibilité du pays.
Ce sont, entre autres, le trafic de la drogue et de stupéfiants divers, l’Algérie devient un pays de destination et même de culture alors, qu’il y a quelques années à peine le territoire algérien ne servait que de transit à ce trafic, dont le volume s’intensifie d’année en année, ; le pillage du patrimoine marin ( corail notamment ), archéologique ( des nombreux musées et sites du pays ), la contrefaçon, sous toutes ses formes et la dramatique question de l’émigration clandestine de nos jeunes harragas vers l’Europe.
C’est dire que les défis qui attendent gouvernement et société civile sont nombreux et variés.


Ahmed Amine


Lettre à mon jeune frère « harrague » ( Emigré clandestin )


Cher frère Rafik,

Après avoir réussi à survivre à l’enfer de la décennie rouge ( 1990-2000 ) qui, à cause d’une lutte pour le pouvoir, acharnée et sanglante, a vu le pays se vider de ses forces vives et perdre une grande partie de ses cadres compétents, assassinés ou exilés et de ses infrastructures économiques, industrielles, administratives, éducatives, sociales et médicales, tu es parti, un jour d’été de l’an 2000, avec pour seuls bagages le costume neuf et les 500 000 dinars, laborieusement épargnés durant plus de dix années d’emplois, les uns plus précaires que les autres et qui devaient servir à ton mariage avec ta cousine Ratiba, qui a rejoint le lot des centaines de milliers de jeunes filles algériennes restées célibataires malgré elles.

L’exil ou le chômage

Pour entamer une nouvelle page dans le cahier de ta vie, à l’aube d’un siècle et d’un millénaire nouveaux, tu as opté pour l’exil et ses mirages.
C’est ton choix. Nous le respectons même si nous ne l’approuvons pas.
Tu as toutefois la bénédiction de notre mère et si notre père était encore de ce monde, il t’aurait certainement accordé la sienne, bien sûr après quelques récriminations judicieuses, dont lui seul a le secret.

A chaque fois que je relis la lettre dans laquelle tu nous as décrit, de manière détaillée, ta périlleuse traversée de la Méditerranée, dans les cales du Tarek Ibn Ziad, à destination d’Alicante ( Espagne ), j’ai la chair de poule et les larmes aux yeux.

Nous ne cessons de remercier Dieu de t’avoir épargné le sort malheureux que des centaines de nos jeunes ont, hélas, connu sur ces « itinéraires de la mort » exploités par des trafiquants sans foi ni loi.

Ironie du sort, comme tu le sais bien, c’est Tarek Ibn Ziad, un enfant du pays, qui a, il y a plus de treize siècles, conduit la flotte qui a conquis l’Andalousie voisine, qui abrite des fleurons de la civilisation arabo-musulmane et qui a vu naître quelques uns de ses représentants les plus illustres.

Pour l’instant, à presque quarante ans, tu continues à vivre de petits boulots et tu comptes régulariser ta situation administrative dans quelques mois ou quelques années pour pouvoir aspirer à un emploi décent, digne de ton diplôme d’ingénieur électronicien.

Tu commences déjà à te plaindre de la cherté et de la dureté de la vie à Madrid et de la froideur de la société espagnole. Tu n’es pas le seul à le faire.
Les Espagnols, eux-mêmes, ne reconnaissent plus leur bonne vieille société, qui aurait beaucoup perdu de sa générosité et de sa convivialité légendaires.
L’individualisme et l’égoïsme seraient les revers de la médaille du développement économique et industriel que ce pays, dont le niveau de développement n’était pas loin de celui du nôtre, dans les années 1970, a connu depuis sa pleine intégration à la Communauté européenne, au début des années 1980.

Il est vrai que le progrès est un monstre froid, qui avance indifférent aux souffrances des uns et des autres, dont il broie indistinctement les destins.

Comme après les deux Guerres Mondiales, les jeunes travailleurs immigrés constituent toujours la chair et le sang du développement des pays occidentaux.
Ils ne doivent pas perdre de vue la règle suivante : tant que les économies, qui utilisent leurs bras et leurs cerveaux, ont besoin de leur force de travail et de leurs compétences, elles feront recours à eux et fermeront les yeux sur « l’irrégularité » de leur situation administrative.
A qualifications égales, leurs salaires et leurs droits sont cependant inférieurs à ceux des nationaux de ces pays et ils ne pourront rien faire contre cette discrimination économique et sociale. S’ils osent protester ou revendiquer leurs droits ils sont souvent déclarés « persona non grata » et expulsés manu militari vers leurs pays d’origine.
Nos ambassades et nos consulats doivent exercer pleinement leurs prérogatives diplomatiques et consulaires de représentation et de protection pour défendre les intérêts de nos ressortissants régulièrement ou irrégulièrement installés dans les pays d’accueil contre ce genre d’abus inadmissibles.

Sachant donc que ton séjour dans ces pays est limité dans le temps car, quel que soit ta bonne volonté et le poste que tu occuperas, vers la cinquantaine, au plus tard, ton employeur, sous un prétexte ou un autre, te révoquera pour embaucher un autre immigré, flambant neuf, généralement en situation irrégulière et plus jeune que toi, tu devras donc mettre à profit ta présence dans ce pays pour bien te former professionnellement et épargner le maximum d’argent pour t’assurer une retraite décente lorsque tu retourneras en Algérie.

Comme tu le sais, après avoir retrouvé progressivement la paix et la sécurité, notre pays commence à se redresser politiquement, économiquement et socialement.
En effet, il a enregistré, ces dernières années des résultats macro-économiques que beaucoup de pays en développement nous envient, même si la société algérienne continue à souffrir encore de nombreux maux et fléaux sociaux comme le chômage endémique, la bureaucratie et son corollaire la corruption, le trafic de drogue et le phénomène des harragas ( émigrés clandestins) notamment, qui enregistrent, ces dernières années, une expansion dangereuse pour la cohésion sociale, malmenée par plus d’une décennie de terrorisme barbare.

Pourtant, au summum de la crise et alors que nos voisins du Nord de la Méditerranée notamment se préparaient, avec l’aide de l’OTAN, à accueillir des « boats people » en provenance de notre pays, annoncés par des médias et des ONG malveillants, le peuple algérien était resté digne et avait préféré faire face vaillamment au terrorisme islamiste que de fuir massivement le pays comme l’ont fait d’autres peuples, ailleurs.

Sa longue et riche Histoire lui a souvent permis d’amortir les chocs qu’il a subis au fil des siècles et, qui ont profondément façonné la nation algérienne plurimillénaire.

Des origines lointaines

En effet, quels que soient les problèmes auxquels notre pays fait face, nous ne devons pas perdre de vue que nous sommes les descendants, les héritiers les dépositaires d’une histoire fabuleuse que nous devons, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, protéger contre la perversion, l’oubli, l’ignorance, la manipulation et la dilapidation.

Toi, qui es féru d’Histoire et de Géographie, tu sais que les paléontologues considèrent notre pays comme un des berceaux de l’humanité. Selon un document de la bibliothèque du Congrès américain, les restes d’hominidés trouvés à Aïn El Hnach, Wilaya de Saïda, remontent à plus de deux cent mille ans. L’une des plus anciennes présences humaines sur la planète Terre, prouvées à ce jour.
Les ossements et les différents vestiges, qui gisent aux quatre coins de notre pays, ainsi que les outils, armes et gravures rupestres découverts ici et là confortent cette thèse.

Les habitants originels de la partie centrale de l’Afrique du Nord, les Berbères, ont subi depuis la nuit des temps des invasions de forces étrangères attirées par la richesse et la beauté légendaire du pays.

Sans aucun doute, l’invasion française, présentée comme ayant une « mission civilisatrice », alors qu’elle ne constituait qu’un « hold up » sur les richesses de la Régence d’Alger ( voir le livre de Pierre Péan, à ce sujet ), qui était autant, sinon mieux évoluée, sur les plans agricole, économique, social et urbanistique que la France de l’époque, minée par les différentes crises qu’elle a connues, à la fin du XVIIIième et au début du XIXième siècle, était de loin la plus sanglante, avec les nombreux massacres, pillages, enfumades, tentatives d’extermination et de déracinement des populations locales et leur bétail et l’accaparement par les colons de leurs riches prairies, vergers et champs de blé, qui avaient permis à la France féodale de faire face à des famines cycliques, qui avaient décimé des villages entiers.

Le rayonnement des différentes dynasties constituées par nos ancêtres a, à leur apogée, dépassé leurs frontières pour s’étendre aux voisins de l’Est et de l’Ouest ainsi qu’au Nord et au Sud de la Méditerranée.
Des villes côtières de pays du Nord de l’Europe, le Sud de l’Espagne, le Sud du Portugal, le Pays Basque espagnol, Malte, la Sicile et la Sardaigne, entre autres, ont été à un moment donné de leur histoire occupés partiellement ou entièrement, par des troupes venues à bord de vaisseaux, qui avaient appareillé de nos différents ports. Ces vaisseaux n’avaient rien à voir avec les embarcations de fortune utilisés aujourd’hui par nos harragas pour se lancer, à leur tour, à la « conquête » des côtes ibériques ou italiennes.

Pour oublier de temps en temps ta ghorba ( solitude de l’immigré ), tu dois te rappeler que cette terre, dont tu portes l’humus et dont les côtes, les plaines, les vallées, les oueds, les lacs, les collines et les montagnes verdoyantes, les hauts plateaux austères, le Sahara, ses oasis et ses ksours, les cavernes et le sous-sol regorgent non seulement de ressources naturelles précieuses mais aussi d’Histoire, a vu naître et disparaître des hommes et des dynasties qui, ont donné, entre autres, à l’Egypte des pharaons et sa capitale Le Caire, à la Numidie Massinissa, à Rome un Empereur, à l’Islam Tarik Ibn Ziad et les autres chevaliers de la foi et inspiré à Saint Augustin, Appulée de Madaure, Ibn Khaldoun, Cervantès, Hamdan Khodja, Moufdhi Zakaria, Bennabi, Camus, Assia Djebbar et les autres, leurs meilleures œuvres.

Comme tu le sais peu de pays peuvent se targuer de renfermer à la fois les gravures rupestres du Tassili, les ruines romaines de Tipasa, Timgad, Djemila, Tebessa, Lambèse, entre autres ( plus de 500 sites de ce genre ont été inventoriés par l’Unesco, à travers tout le territoire national ), les balcons du Rouffi, les ponts suspendus de l’Antique Cirta, les dolmens de Frenda, la Kalaa ( Fort ) de Beni Salama où Aderrahman Ibn Khaldoun a écrit la Muqqadima ( les Prolégomènes ) de son « Histoire Universelle », entre 1374 et 1379, le Fort de Cervantès, à Alger, où le génial soldat-écrivain espagnol Miguel de Cervantès Saavedra avait imaginé la trame de son roman-culte « Don Quichote », lors de sa captivité dans ce fort, de 1575 à 1580, le Tombeau d’ Imadghacen et celui de la Chrétienne, les gorges d’El Kantara, du Rhummel et de Kharrata ainsi que tous les trésors connus ou qui restent à découvrir et la diversité biologique, géographique, géologique, la faune et la flore de notre immense pays.

Il est important de connaître et de bien assimiler ces éléments constitutifs de notre personnalité nationale, à un moment où certains n’hésitent pas à semer le doute sur notre passé prestigieux et sur l’apport de nos ancêtres à la civilisation universelle, pour mieux déraciner nos jeunes et compromettre leur avenir et celui du pays, qui sort de la zone de turbulences où il a été plongé.

Présent et Avenir : une meilleure visibilité

Une nation, qui repose sur un patrimoine historique et culturel aussi riche, varié et profond que le nôtre ne devrait pas nourrir de craintes excessives pour son présent ni pour son avenir. En restant unie et solidaire, elle parviendrait toujours à transcender les épreuves, qui lui seraient imposées par ses propres enfants ou par des forces étrangères et pourrait envisager sereinement de rassembler ses enfants disséminés à travers le monde.

Grâce à Dieu, la nation algérienne post-indépendance est sortie renforcée de toutes les crises qu’elle a connues depuis 1962 et qui étaient souvent générées par des luttes intestines pour le pouvoir. Les périodes de stabilité et de crise se sont alternées.

Selon des observateurs crédibles de la vie politique, économique et sociale algérienne ; grâce notamment à une conjonction de facteurs endogènes et exogènes positifs, comme le renchérissement exceptionnel des prix des hydrocarbures, une exploitation intensive des ressources naturelles du pays, une meilleure gestion des recettes importantes qu’elles rapportent ainsi que de la dette extérieure du pays considérablement réduite aujourd’hui et une bonne pluviométrie , la croissance économique et financière va durablement s’installer dans notre pays, qui retrouve progressivement ses marques et reprend confiance en lui même.

Ce climat d’optimisme devrait cependant être renforcé par des mesures sociales fermes et accompagné d’initiatives plus audacieuses sur les plans politique, médiatique, économique, industriel, agricole, culturel et éducatif.


Le Gouvernement algérien devrait aussi mettre à profit cette situation favorable pour encourager nos jeunes, étudiants, diplômés et travailleurs manuels, dont la majorité continue à souffrir encore d’un chômage chronique ainsi que notre diaspora à l’étranger, qui s’élève aujourd’hui à des millions de personnes, à tourner résolument leur regard vers les perspectives d’avenir prometteuses que l’économie algérienne offre, à court et à moyen termes. De leur implication effective dépendra certainement la réussite de nos différents plans de développement car un développement qui exclurait les compétences nationales ne profiterait qu’à nos partenaires étrangers, à leur main d’œuvre et à leurs compagnies.
Dans la même logique, la gestion des différentes infrastructures économiques, industrielles et sociales qui seront réalisées, sur fonds publics, sera inévitablement confiée à des compagnies étrangères, qui en maîtrisent la technologie.
L’exemple des usines livrées clés en main devrait être médité.

En quelques décennies, des pays comme l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Grèce, Malte, l’Irlande ou la Corée du Sud, qui étaient de grands pourvoyeurs de main d’œuvre à d’autres pays d’Europe et aux Etats-Unis d’Amérique et des récipiendaires importants de l’aide au développement, sont devenus des pays qui reçoivent des immigrants venus de tous les continents et qui fournissent une assistance appréciable à des pays en développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine.

Je sais que la hogra ( l’injustice ) et l’impunité dont jouissent encore certains « intouchables » ont été parmi les raisons qui ont motivé ton départ du pays. « J’en ai marre » me répétais-tu, en déplorant l’impuissance de notre société face à ces abus de toutes sortes que seules l’édification d’un Etat de Droit et une bonne gouvernance effective pourraient faire cesser.

Je suis entièrement d’accord avec toi lorsque, sûrement inspiré par l’exemple du pays où tu vis, tu dis que pour être bien gouverné politiquement, économiquement et administrativement, un pays aussi grand que le nôtre doit décupler le nombre de ses communes, quadrupler celui des daïras, doubler celui des wilayas et créer des régions homogènes essentiellement fondées sur les vocation et complémentarité économique, industrielle, agricole ou touristique des wilayas qui les constitueraient.
L’Administration sera ainsi rapprochée du citoyen et retrouvera sa dimension humaine.

Effectivement, une bonne gestion de nos villes impose également d’accélérer la restauration de nos vieilles bâtisses, surtout celles qui font partie de notre patrimoine historique, de démolir celles qui sont irrécupérables, finir les centaines de milliers d’habitations individuelles ou collectives inachevées qui défigurent nos villes et nos campagnes envahies par le béton, bien entretenir les rues de nos quartiers, qui perdent de plus en plus leur âme, les aérer en y créant des lieux de rencontre où nos enfants et personnes âgées peuvent circuler sans risquer d’être écrasés par des chauffards ou agressés par des jeunes que l’oisiveté, mère de tous les vices, pousse à la délinquance, sous toutes ses formes ou à la fuite du pays dans des conditions souvent dramatiques.

Education, formation, emploi et justice doivent constituer les quatre piliers porteurs de notre maison commune, dont les affaires doivent être gérées, à l’instar d’autres pays, dans la transparence et avec la compétence requises, par ses meilleurs enfants, hommes et femmes, et non pas confiées à des médiocres et incompétents, favorisés par le népotisme et le régionalisme qui , comme les mariages consanguins, altèrent les sociétés humaines et représentent une menace sérieuse pour la cohésion, la stabilité et l’unité nationales.

Comme tu l’as judicieusement relevé dans ton dernier email, cette embellie économique durable est accompagnée, sur le plan diplomatique, par un retour en force de notre pays sur les scènes régionale et internationale, qui semble déranger certains pays, qui se sont accommodés de l’instabilité qui l’a caractérisé dans les années 1990 et alimentent ouvertement la tension au Maghreb, au sujet du problème du Sahara Occidental, en encourageant notamment le Maroc, miné par ses contradictions internes et la drogue, à persévérer dans sa fuite en avant.
Une reprise des hostilités ente le Front Polisario et le Maroc ou un conflit entre ce dernier et l’Algérie ne profiteront qu’à ces pays.

Terre d’asile traditionnelle, l’Algérie a, conformément à la résolution 1514 de l’ONU, soutenu le droit des peuples colonisés à l’autodétermination et à l’indépendance et a , de tous temps, accueilli généreusement les persécutés et réfugiés venus du monde entier, qui y ont trouvé paix, sécurité et réconfort pour eux et leurs enfants.
C’était notamment, le cas des Juifs, qui s’étaient réfugiés dans la région du Touat, Adrar, Sud-Ouest algérien, après avoir fui la répression de l’Empereur romain Titus en Palestine, à la suite de la destruction du Temple en 70 après J.C. et de ceux qui ont été déportés par l’Empereur romain Trajan, dans la région de Constantine, après leur insurrection,dans les années 100 après J.C. ( Les juifs étaient bien intégrés et leurs religion et droits respectés par la majorité mais, après l’occupation de la Régence d’Alger par la France, en 1830, la très grande majorité d’entre eux avait préféré soutenir l’occupant français et le suivre, à l’indépendance de l’Algérie, en 1962).

C’était les cas également des Morisques qui fuyaient l’Inquisition, après la chute du royaume de Grenade et des Sahraouis, qui ont fui l’occupation et la répression marocaines, en 1975.
Le Droit humanitaire, aujourd’hui à la mode, a été donc depuis longtemps mis en œuvre par notre pays, sans aucun tapage médiatique.

En tout état de cause, le destin d’une nation repose avant tout sur les épaules de tous ses enfants, quelles que soient leurs convictions politiques.
Si la majorité des forces vives des cette nation a perdu le sens du ridicule, est imbue de la culture de la prédation, sous toutes ses formes et n’est pas consciente de ses devoirs et responsabilités, le destin de ce pays ne pourrait que leur échapper. Il sera déterminé par ceux qui n’hésitent pas à s’ingérer dans les affaires intérieures des autres nations et pillent leurs richesses, avec la complicité d’enfants, de ces pays mêmes.

De nombreux « partenaires », attirés par nos ressources humaines, naturelles et financières nous proposent aujourd’hui de nous « aider », dans tous les domaines, alors qu’hier encore ils vendaient aux terroristes dont les commanditaires résidaient souvent chez eux, les armes et les explosifs qui tuaient les algériens et détruisaient les infrastructures économiques, industrielles, sociales, éducatives et culturelles du pays, mis de facto sous embargo.

« Les Etats n’ont pas de sentiments mais des intérêts » disait Winston Churchill.

Vigoureusement dénoncé par les pays du Tiers Monde, plus actifs et solidaires dans les années 1960 à 1980, le néo-impérialisme se redéploie à la faveur de la mondialisation, qui constitue son « Cheval de Troie » depuis l’effondrement du bloc communiste, au début des années 1990 et vise de nouveau à dominer le monde, à travers notamment le contrôle de l’espace, des mers, des océans et des sources de matières premières stratégiques afin de confiner, ceux qui n’adhèrent pas à sa vision des relations internationales ou qu’il considère, pour une raison ou une autre, comme ses ennemis , dans une situation de dépendance et de vulnérabilité multiforme.

Nous devons donc être vigilants si nous ne voulons pas connaître le même sort que le pauvre Boabdil, le dernier Roi de Grenade, qui, le 2 janvier 1492, sur le chemin de l’exil, après sa défaite face aux Rois Catholiques, se retourna pour jeter un dernier regard sur le Royaume perdu et se mit à pleurer.
Sa mère lui dit alors cette phrase historique « Ne pleure pas comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme ».

Je m’excuse pour cette longue digression historique et politique. Je te promets que la prochaine fois, je ne parlerai que de Sport et de Musique.
Nous t’embrassons tous et te demandons de faire bien attention à ta santé physique et morale, qui est l’essentiel.
Le reste, comme disait feu notre père, s’il ne vient pas aujourd’hui ; il viendra demain.

Ta famille.

Ahmed Amine



Le temps des femmes


« La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Article 1er de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791.


Elles s’appèlent Nefertiti, Cléopâtre, Meriem, Khadija, Fatima, Tin Hinan, Kahina, Elisabeth, Victoria, N’Soumer, Marie Curie, Indira Gandhi, Bandaranaike, Benazir Bhutto, Corazon Aquino, Angela Merkel, Hillary Clinton, Royal, Louisa Hanoune ou tout simplement Ratiba ou Souad.

Elles ont dirigé, dirigent ou vont diriger leurs pays respectifs ou rêvent de devenir ministres, ambassadeurs, juges, pilotes, professeurs ou championnes du monde, à l’instar de Hassiba Boulmerka et tant d’autres femmes, qui ont influé positivement sur le destin de leurs pays respectifs.

« Eduquez bien vos filles et laissez les faire » dit un vieil adage de chez nous car aucune laisse, aucune ceinture de chasteté et aucun corset ne peuvent empêcher une femme de faire ce qu’elle a envie de faire, quand le Diable habite son esprit ou son corps.
Ce sont souvent les éducations rigoureuses, humainement insupportables, qui ont été à l’origine des scandales qui ont défrayé les chroniques sociales et donné lieu aux monstruosités les plus incroyables.

Des textes comme notre statut de la famille, malgré le léger toilettage qu’il a récemment subi, inhibent considérablement nos filles et nos femmes et privent le pays d’un potentiel formidable que la réussite incontestable de certaines de nos sœurs ne saurait éclipser.

Jadis, parents pauvres des législations internes, les femmes sont aujourd’hui, au même titre que les enfants d’ailleurs, bien protégées par des conventions internationales qui énumèrent et garantissent leurs droits fondamentaux et les mettent à l’abri de fléaux comme la drogue et la prostitution, qui minent notre société profondément marquée par les méfaits du terrorisme dont elles garde encore les séquelles physiques et psychologiques et de toute exploitation avilissante de leurs corps, qui continuent à être utilisés comme appâts par les agences publicitaires, touristiques et de loisirs.


La « question » de la femme n’est donc pas seulement une affaire de « genre » ou de « discrimination positive » mais une affaire de culture et de développement, dans tous ses aspects.


L’éducation et la justice, sociale et économique, permettent aux pays, qui en ont fait la clé de voûte de leurs institutions et des axes majeurs de leur développement, d’enregistrer des avancées indéniables dans tous les domaines et de bâtir une cohésion sociale et une stabilité politique durables qui réduisent sensiblement leur vulnérabilité face aux aléas de la vie.

Au plus fort de la crise, qui a failli emporter l’Etat algérien, dans les années 1990, ce sont justement ces valeurs ancestrales, bien gardées par nos grands-mères, mères, épouses, sœurs ou filles, qui ont permis à notre société de transcender la tragédie qui a frappé le pays à cause des négligences coupables des uns, qui ont engendré la folie destructrice et nihiliste des autres, qui a considérablement fait reculer le pays dans tous les domaines.

Ce sont, précisément ces « négligences » qui ont permis à Khalifa, un blanc bec trentenaire, de se jouer de toutes les institutions politiques, administratives et financières du pays, en corrompant les uns, en amadouant les autres et en achetant le silence de certains avec, ironie du sort, des sacs à ordures pleins de billets de mille dinars. Quelle dépravation des moeurs politiques et sociales!

Hasard ou nécessité, c’est à une femme, dont les qualités morales et professionnelles font l’unanimité, qu’incombe, aujourd’hui, la lourde tâche de démêler ce méli-mélo indescriptible. Elle se dit résolue d’aller jusqu’au bout en dévoilant le maximum de l’iceberg Khalifa. Y parviendra-t-elle ? Seul l’avenir nous le dira. En tous les cas, en acceptant de juger cette affaire scabreuse, elle mérite, d’ores et déjà toute notre gratitude et notre soutien moral.

Certes, les crises cycliques, les manifestations et émeutes, souvent violentes, qui éclatent, de temps à autre, dans les différentes wilayas du pays et les grèves sectorielles répétées compliquent la tâche à ceux qui oeuvrent à instaurer une visibilité concernant l’évolution politique, économique et sociale de notre pays, à moyen et long terme mais ces phénomènes, somme toute, naturels dans une société en pleine mutation, ne doivent pas nous préoccuper outre mesure.

Ce sont plutôt des scandales comme ceux de Khalifa, BRC, BCIA, BNA etc…qui, comme les affaires du « Don chinois », d’« El paso » et des « 26 milliards », naguère, portent un préjudice considérable à l’image de l’Etat algérien et à sa crédibilité interne et extérieure, notamment vis-à-vis des investisseurs nationaux et étrangers désireux de s’implanter dans un pays qui offre pourtant des opportunités commerciales exceptionnelles.

Un système, qui a commencé son long règne, au lendemain de l’indépendance, par le détournement, en 1962, du « Fonds de Solidarité », constitué des bijoux de nos mères et des maigres économies de nos pères, ne pouvait que terminer par des affaires comme celle de Khalifa, qui constitue une autre main basse organisée sur les dépôts de centaines de milliers de petits épargnants et de dizaines d’organismes publics.

Sans aucun doute, nos partenaires étrangers vont nous juger sur notre manière de « régler » ces affaires.


Par ailleurs, Madame Louisa Hanoune, communément appelée « la Pasionaria algérienne », en raison de son opposition farouche au libéralisme économique et social débridé du Gouvernement et de son fameux « no pasaran » aux réformes de Khellil et de Temmar, fait pratiquement office de Chef du « Gouvernement fantôme », ailleurs constitué par l’opposition officielle et dont notre pays a tant besoin pour briser cet unanimisme de façade qui lui fait beaucoup de mal.

Paradoxalement, la femme algérienne qui a commencé à jouir de ses droits politiques bien avant ses congénères des pays arabes et de certains pays d’Europe, les a vus, à cause d’une conjonction de facteurs sociaux et bureaucratiques négatifs, se rétrécir comme peau de chagrin parce qu’ils n’ont pas été consolidés par d’autres acquis. Qui n’avance pas recule.

S’ils ont permis de « secouer le palmier », les combats solitaires menés par des organisations ou des personnalités nationales pour accroître ces droits n’ont pas encore donné les résultats escomptés.

En tout état de cause, pour pouvoir accompagner efficacement le processus de renaissance du pays, les Organisations Non Gouvernementales, ONG, et médias nationaux doivent être encouragés et renforcés et non pas entravés et divisés.

Les champs politique et médiatique doivent leur être ouverts et accessibles.
Sinon, ce sont leurs consoeurs et confrères étrangers, d’obédience diverse, qui ne cachent pas leur hostilité à notre pays et qui se nourrissent de nos contradictions internes et de nos faux problèmes, qui exploiteront ces défaillances pour exercer sur nous toutes sortes de pressions et nous obliger à accorder des concessions importantes de notre souveraineté et de nos ressources naturelles non renouvelables aux organisations internationales et aux multinationales majoritairement contrôlées par les pays occidentaux, qui financent également la plupart des ONG internationales.

A l’heure de la mondialisation, ce que les ONG et médias nationaux ne pourront pas dire ou faire, sera dit et fait, de manière amplifiée et avec tous les risques de manipulation possibles, par les ONG et médias internationaux, qui terrorisent les gouvernements qui ont « de la paille dans leur ventre ».

En effet, la ruse, la malice et les fourberies utilisées pour tromper et priver leurs propres peuples des libertés fondamentales prévues par la Déclaration Universelles des droits de l’homme frisent parfois le ridicule et prouvent que ces dirigeants se trompent dramatiquement d’ennemi.

L’Etat a la responsabilité et le devoir de créer l’environnement juridique, économique et social le mieux à même de favoriser l’émergence d’une société civile saine qui assumera les charges dont il s’encombre inutilement.
En jouant pleinement son rôle de contre-pouvoir crédible, la société civile ne pourra que susciter l’intérêt et l’adhésion des citoyens déçus par les partis politiques, qui se sont avérés n’être, à une ou deux exceptions près, en fait, que des clans organisés autour de leurs indétrônables « zouama ».

Un Etat fort, qui assure la sécurité des personnes et de leurs biens, l’éducation et la justice sociale à ses citoyens et respecte les principes de base de la démocratie, c'est-à-dire l’alternance au pouvoir, a besoin d’une société civile forte qui assume sa part de bonne gouvernance politique, économique et sociale du pays.

Si nous ne mettons pas de l’ordre dans notre maison commune, d’autres, qui convoitent nos territoires et les formidables ressources naturelles qu’ils renferment, se chargeront, sous un prétexte ou un autre, de le faire à notre place et nous imposeront leur ordre cruel, comme ils l’ont fait en Irak, ruiné par l’esprit tribaliste de ses dirigeants successifs et le feront encore ailleurs, notamment dans les pays arabes et musulmans du Maghreb, du Moyen et de l’Extrême Orient pour empêcher l’Islam que l’Occident judéo-chrétien a érigé en « ennemi public n° 1 » de continuer son expansion naturelle, à travers le monde et s’accaparer de leurs richesses naturelles, notamment ces produits stratégiques que sont le pétrole et le gaz.

Notre pays est immense et a besoin pour sa défense et sa bonne gouvernance durable d’hommes et de femmes aux qualités morales, physiques et intellectuelles élevées.
Ce sont les défis majeurs auxquels il fait face qui l’exigent.

A cause du terrorisme, de la pauvreté et de préjugés sociaux absurdes beaucoup de nos filles en âge d’être scolarisées ou de travailler, ne vont pas à l’école et trouvent d’énormes difficultés à se procurer un emploi conforme à leur profil alors que la Constitution leur reconnaît le droit d’étudier et de travailler pour vivre décemment.

Tant qu’il aura des femmes de la trempe de celles qui ont été citées précédemment, notre pays réussira toujours à sortir des abysses dans lesquelles la mentalité cupide et obstinée de ses hommes politiques l’a plongé, à maintes reprises.

Dignes héritières des héroïnes légendaires qui ont marqué d’une manière indélébile l’histoire contemporaine et ancienne de notre pays, nos femmes continueront à illuminer le ciel de l’Algérie et à constituer le socle de sa pérennité.
Décidemment, on ne leur rendra jamais assez hommage.

Pour honorer leur mémoire, le gouvernement algérien, qui représente, quelle que soit sa couleur politique, en ces temps de multipartisme édulcoré, un pays, dont la noble Révolution du 1er Novembre 1954, l’une des plus importantes révolutions que le monde aie jamais connu, a permis a de nombreux pays d’Afrique et d’Asie d’acquérir leur indépendance et a soutenu diplomatiquement, financièrement et militairement toutes les causes justes, à travers le monde, doit aider les associations et organisations non gouvernementales nationales crédibles dans leur combat pour une véritable émancipation de la femme algérienne. C’est le moins qu’il puisse faire pour celles dont les énormes sacrifices ont souvent été injustement ignorés ou niés.

L’avènement d’une nouvelle République, débarrassée des tares et des pesanteurs de celle qui l’a précédée, où le facteur féminin jouera un rôle déterminant dans tous les secteurs d’activité et à tous les niveaux de responsabilité devient impératif.
Ce saut qualitatif est nécessaire et vital pour le pays car notre machisme borné a, en quelques décennies, transformé un « Paradis » possible en un « Enfer » certain, pour tous.

Ahmed Amine


La Bigamie : la panacée au problème du célibat forcé de nos jeunes filles ?


Cachez moi cette réalité que je ne saurais voir ! Plus hypocrite tu meurs.
Ignorer un problème n’est pas le régler.
En effet, la question du célibat forcé dont souffrent considérablement nos jeunes hommes et jeunes filles devient alarmante, voire même dramatique car plus de quatre millions de jeunes algériennes et algériens âgés entre 20 et 35 ans ne sont pas encore mariés, non pas parce qu’ils ont choisi cette situation mais parce qu’elle leur est imposée par des contraintes économiques ou sociales.

En l’espace d’un siècle, la société algérienne a été quatre fois saignée à blanc dans ses forces vives mâles ; durant les Première et Deuxième Guerres Mondiales, durant la Guerre de libération nationale ( 1954-1962 ) et pendant la tragédie nationale ( 199O-2000) . Des centaines de milliers de jeunes hommes ont péri, réduisant d’autant les chances de nos jeunes filles de trouver maris.

Jusqu’à récemment encore notre Code de la Nationalité, essentiellement fondé sur le « jus sanguinis », n’encourageait pas les étrangers à venir s’installer chez nous et à augmenter ainsi les possibilités de nos jeunes filles de faire des rencontres heureuses.
Le chômage et la crise de logement ont, par ailleurs rendu ces chances infimes.
Résultat, aujourd’hui, selon les études les plus optimistes, environ deux millions de jeunes filles, en âge de mariage, sont célibataires malgré elles.

Un faible pourcentage parmi elles a un emploi, les autres survivent comme elles peuvent au sein de leurs familles ou seules, dans une société de moins en moins compréhensive et sont menacées par des fléaux majeurs comme la prostitution ou la drogue et leurs conséquences désastreuses sur la santé physique et morale de notre société fragilisée par une décennie de terrorisme barbare et plusieurs décennies de bureaucratie stérilisante.

Les amendements apportés récemment au Code de la Nationalité constituent incontestablement des avancées considérables car ils permettent aujourd’hui à la femme algérienne mariée ou célibataire de donner sa nationalité à ses enfants.

Grâce à Dieu et à la bénédiction de nos ancêtres l’Algérie n’est pas le Liechtenstein, Andorre ou Singapour. Elle est, par exemple, plus de 38OO fois plus grande que ce dernier pays, mais à peine 8 fois plus peuplée que lui. Notre pays est un sous-continent qu’une politique de limitations des naissances absurde pénalise et handicape lourdement.

C’est au contraire d’une politique de pleine démographie dont l’Algérie a, aujourd’hui plus que jamais, besoin d’urgence afin de peupler de manière équilibrée notre vaste territoire, d’exploiter rationnellement ses nombreuses richesses et de disposer du potentiel humain nécessaire à sa bonne gouvernance et à sa défense.

L’ouverture économique et sociale induite par la mondialisation, dont notre pays est partie prenante, à travers son association à l’Union Européenne, sa prochaine adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce et l’extraversion de notre commerce extérieur, pays quasi mono-exportateur, l’expose à accueillir, à moyen terme, des milliers, voire des centaines de milliers d’étrangers, toutes nationalités et catégories professionnelles confondues.

Notre cohésion sociale sérieusement ébranlée ces dernières années, les dérives bureaucratiques et leur corollaire naturel la corruption ne lui permettront pas de faire face à ce flux massif inévitable dans les meilleures conditions possibles et d’être à l’abri de leurs effets pervers, dont plusieurs pays en développement ont cruellement pâti.

Maintenant que la paix, la sécurité et la stabilité sont revenues à notre pays et que le processus de réconciliation nationale majoritairement désirée par le peuple algérien est en place, la priorité devrait être accordée à la consolidation de la cohésion sociale pour être au rendez-vous de la mondialisation et ses contraintes.

En tout état de cause, notre pays a les moyens pour inciter matériellement nos jeunes filles et jeunes hommes à se marier à un âge raisonnable et procréer librement.
Pour ce faire, il doit d’abord leur offrir du travail et élever considérablement les allocations familiales qui ont actuellement un effet dissuasif sur les naissances tant elles sont insignifiantes et ne suffisent même pas à couvrir les frais de lait de nos nourrissons, ensuite leur accorder des facilités pour la location ou l’acquisition de logements sociaux et enfin, pour résorber le surplus de jeunes filles célibataires, encourager ceux qui le désirent et en ont les moyens à prendre une deuxième épouse, dans le respect des règles édictées en la matière par la Charia, qui est la première source du Droit privé algérien.
Ce qui permettra à notre société musulmane d’atténuer considérablement des fléaux sociaux tels que l’infidélité, le concubinage ou les mariages de complaisance et même les unions contre-nature qui minent profondément de nombreuses sociétés développées ou en développement.

Il ne faut pas suivre aveuglement les recommandations du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, qui nous « conseillent » de ne plus créer d’emplois nouveaux et d’attendre le départ à la retraite de nos vénérables aînés pour les faire remplacer par des jeunes.
En effet, les conséquences dramatiques de certaines « recettes » de ces deux institutions internationales ( les fameux Plans d’Ajustement Structurel ) sur plusieurs pays en développement ne doivent pas être oubliées.
Ainsi, pour pallier la fuite des cerveaux, dont notre pays souffre considérablement (plus de 200 000 cadres supérieurs et moyens très compétents ont quitté le pays entre 1990 et 2000 ), le Gouvernement algérien doit élever l’âge de départ à la retraite de 60 ans actuellement à 65 ou 70 ans pour ceux qui le désirent et ce, afin que la transition entre les cadres expérimentés, peu nombreux, qui ont choisi de rester dans le pays durant les années de braise et les jeunes nouveaux cadres s’opère de la manière la plus efficace possible et pour ne pas avoir à recourir à la coopération technique onéreuse et qui ne constitue pas toujours la meilleure panacée.

Le terrorisme est né lorsque la jeunesse algérienne, qui constitue l’écrasante majorité de notre population a cessé d’espérer et de croire en l’avenir du pays, compromis par l’imprévoyance et l’avidité des uns et des autres.
En ces temps de réconciliation nationale et à la veille de la demi journée que notre pays consacre annuellement à la femme, le 8 Mars, nos jeunes fleurs doivent conserver leur sourire radieux, qui a permis au pays de surmonter toutes les calamités qu’il a eu à subir du fait de la nature et de l’homme. Bonne fête grand-mères, mères, sœurs et filles.
Le débat est ouvert.

Ahmed Amine


Vie politique

Publié le 02/03/2008 à 12:00 par algeriepolitiqueetsociale
La question de la succession en Algérie : entre le souhaitable et le possible

Le quotidien français « Le Monde » a consacré son éditorial du Vendredi 18 Mai 2007 à la question de la succession en Algérie.
Ce journal, qui n’est plus aussi neutre que le voulaient ses fondateurs, écrit dans cet édito « Qu’un homme du sérail comme M. Bouchaïr se manifeste aujourd’hui publiquement pour demander au Président Abdelaziz Bouteflika de mettre fin aux abus graves, qui ont dépassé les limites des cas isolés, témoigne que la guerre de succession est lancée en Algérie. Niée par son entourage, occultée par les médias, la maladie du Chef de l’Etat est un secret de Polichinelle. Dans l’ombre, des clans s’activent pour lui trouver un successeur acceptable par l’armée et les services de sécurité ».

En réalité, depuis le jour où le Président Bouteflika a annoncé que le Traité d’Amitié entre l’Algérie et la France ne serait pas signé avant que le Gouvernement français ne fasse mea culpa et déclare sa repentance pour les crimes génocidaires commis en Algérie par l’Armée et l’Administration coloniales et le séjour qu’il a effectué, en Novembre 2005, à l’hôpital militaire de Val de Grâce, Paris, la presse française et particulièrement les quotidiens « Le Monde » et « Libération », qui font montre d’un acharnement débridé à l’encontre de notre pays, n’a cessé de s’intéresser, de près, à l’état de santé du Président algérien, dont elle a déjà analysé tous les aspects et les retombées sur la vie politique algérienne ainsi que sur les relations algéro-françaises.

Je ne me souviens pas avoir lu, dans cette même presse, des articles aussi morbides sur les Présidents Pompidou ou Mitterrand, dont les maladies étaient pourtant de notoriété publique.

Par pudeur d’abord, par respect de la vie privée de ces personnalités publiques ensuite et par égard à leurs familles respectives enfin, la presse algérienne avait, à l’époque évité de s’étaler sur ce sujet.
Mais les français, qui ménagent généralement la dignité des Présidents français malades, s’ingénient à ternir celle des Chefs d’Etat étrangers. A chacun ses valeurs et sa déontologie.

Sans démagogie aucune, les Algériens aussi respectent et estiment leur Président.
N’est ce pas lui qui a réussi à replacer le pays dans une dynamique de développement durable, malgré la persistance du terrorisme, d’un fort taux de chômage et l’expansion de fléaux sociaux comme la drogue, la corruption, la délinquance, sous sa forme délictuelle et criminelle et l’émigration clandestine ?

Comme, le Président Bouteflika l’a dit lui-même, il pourrait organiser « demain » une élection présidentielle anticipée, sans avoir à rougir de son bilan à la tête de l’Etat algérien depuis 1999.

En effet, après huit années de règne intense durant lesquelles il a été omniprésent sur les scènes diplomatique, politique et médiatique, il considère avoir atteint les principaux objectifs qu’il s’était assigné en Avril 1999, à savoir :

- Eteindre, en grande partie le feu de la discorde, qui consumait les Algériens ;
- Redonner progressivement confiance au peuple algérien, entravé par trois décennies de monopole multiforme et traumatisé par plus d’une décennie de terrorisme barbare ;
- Redonner à l’Algérie une place honorable dans le concert des nations et en faire une force de propositions constructives sur les plans bilatéral et multilatéral ;
- Redresser et relancer l’économie algérienne, après lui avoir fait retrouver ses grands équilibres macro-économiques ;
- Lancer de nombreux chantiers, dans tous les domaines afin d’assurer le maximum d’intégration à notre économie, encore dominée par les opérations informelles et de l’inscrire dans une perspective de modernisation nécessaire ;
- Libérer le pays de la lourde dette extérieure, qui obérait tous nos efforts de développement ;

Le « satisfecit » unanimement délivré par les différentes institutions financières internationales, qui classent l’Algérie parmi les « économies émergentes les plus dynamiques du bassin méditerranéen » est révélateur des efforts accomplis, ces dernières années, par notre pays.

Succession ou Relève ?

Tous les pays se trouvent, à un moment donné de l’évolution de leur vie politique et sociale, confrontés, d’une manière ou d’une autre, à la question de la succession.

Cette question s’est déjà posée en Algérie en 1965, 1978, 1992 et 1999 et, grâce à Dieu et à la sagesse des uns et des autres, elle a été gérée, sans grands problèmes.

Quand elle se posera de nouveau, elle sera réglée en tenant compte de ce qui est souhaitable et de ce qui est possible de faire, dans le cadre des conditions objectives du système politique algérien.

Les uns voudraient certainement, au nom de leur « bilan globalement positif » ou de considérations plus subjectives, plus ou moins acceptables, imposer leur candidat.
Les autres, par contre, évoqueraient le droit constitutionnellement reconnu à l’alternance pacifique au pouvoir ou l’inévitable relève générationnelle, dont les bienfaits ont été démontrés ailleurs, pour revendiquer l’élection d’hommes nouveaux.

De la confrontation des programmes qui seront présentés par ces courants, dont le dénominateur commun reste la Constitution, jaillira le profil de l’homme auquel seront confiés les rênes du pays.

En tout état de cause, Il devra incarner la réalité plurielle de la nation algérienne et prendre en charge ses préoccupations majeures pour permettre au pays d’aller de l’avant. « Le changement, dans la continuité » devrait être son mot d’ordre car les ruptures brutales ont souvent été néfastes pour les nations qui les ont subies. L’immobilisme aussi.

Sans aucun doute, le moment venu, le Président Bouteflika, qui n’a pas besoin des conseils hypocrites de ceux qui violent le secret médical en bafouant le sacro-saint « Serment d’Hippocrate », ne se laissera pas influencer par le discours mystificateur des « Raspoutine » locaux, qui cherchent visiblement à lui faire entériner leurs choix douteux.

En tout état de cause, que le quotidien « Le Monde » se rassure, les institutions de l’Etat et la société civile algérienne sauront faire face, à la question de la succession, avec tout le sens du devoir et de la responsabilité nécessaire, lorsqu’elle sera posée.


L’Assemblée Nationale Populaire, qui, malgré le très fort taux d’abstention de plus de 64%, commence une nouvelle législatures après les élections du 17 Mai 2007, et où 23 partis politiques et 33 indépendants sont aujourd’hui représentés, témoigne de la stabilité des institutions algériennes, qui sont parmi les plus démocratiques du monde arabe.

Le FLN, dominé aujourd’hui par son aile islamiste, a mené une campagne électorale essentiellement basée sur le populisme et la démagogie en direction des électeurs et sur l’arrogance envers les autres partis politiques.

En dépit du « piston » de l’Administration, vigoureusement dénoncé par la Commission Nationale Politique de Surveillance des Elections Législatives, CNPSEL, présidée par le Professeur Saïd Bouchaïr, et que M. Nouredine Yazid Zerhouni, Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales a sévèrement critiquée, lors de sa conférence de presse , pour ses « contradictions » ; l’ancien parti unique a été incontestablement le plus grand perdant des dernières élections législatives car il a cédé le tiers des sièges qu’il détenait dans la précédente législature ( 199 sièges en 2002, contre seulement 136 en 2007 ).

Ce désaveu cinglant est essentiellement dû au « deal » conclu par sa Direction avec les « repentis » du FIS, de l’AIS et des GIA qui avaient ouvertement demandé à leurs sympathisants de voter pour « les frères » du FLN.

Même s’il reste encore la première force politique du pays, ce parti a néanmoins perdu la majorité absolue à l’APN qu’il dominait outrageusement.
Aux voix des « exclus » des dernières élections législatives vont certainement s’ajouter celles, beaucoup plus nombreuses des « déçus » voire même des « choqués » par la chute vertigineuse enregistrée par leur parti où un vent de fronde souffle depuis longtemps déjà.

Finalement, le « raz de marée » annoncé, à tambours battants, par M. Belkhadem et ses alliés de la nébuleuse islamiste, a eu lieu mais contre eux.
Tant mieux pour la République !

Le sursaut salutaire exprimé par le peuple, à travers l’abstention massive, devrait donner à réfléchir à notre classe politico-administrative, majoritairement mue, depuis 1962, par une mentalité cupide et obstinée, réfractaire à toutes réformes, qui pourraient remettre en cause ses privilèges, avantages et intérêts personnels, à une époque où les plus grandes puissances du monde n’hésitent pas à confier leur destin à de fringants quadras ou quinquas comme M.M. Clinton, Blair, Bush, Poutine, Aznar, Zapatero, Barroso, Merkel, Sarkozy et les autres.
A cause de leur « jeunesse », toutes ses personnalités auraient été confinées, chez nous, aux fonctions « supérieures » de Chefs de Bureaux ou de Sous-Directeurs, dans notre obscure Administration.
Tout comme Zinédine Zidane aurait été un éternel remplaçant dans notre équipe nationale de foot-ball, dont la composition est souvent « concoctée » au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Heureusement que ces veinards étaient nés du bon côté de nos frontières perméables.
Nos nombreux candidats à la « héda » (émigration clandestine) doivent les envier beaucoup. Nous aussi, d’ailleurs et sûrement pour les mêmes raisons.


Ahmed Amine





L’Algérie est-elle une République Islamique ?



Ils sont de plus en plus nombreux les experts, spécialistes et autres intellectuels algériens et étrangers, qui s’interrogent sérieusement sur la nature du régime actuel de la République Algérienne, officiellement encore qualifiée de Démocratique et Populaire.

Cette République, assimilée naguère aux régimes socialistes, dont elle avait les caractéristiques de base, même si notre « socialisme spécifique » était essentiellement un socialisme d’Etat, n’est pas encore une République libérale, malgré l’ouverture que nos champs politique, économique et médiatique ont connue depuis 1989.

Paradoxalement, depuis 1999, de concession en concession, notre jeune République est en train de prendre allégrement le chemin et d’épouser les formes des Républiques Islamiques déjà existant dans le monde, dans l’indifférence des uns, encore trop occupés par leur accumulation primitive, qui n’en finit pas et l’impuissance des autres, qui se tirent dans les pieds et ailleurs, au grand bonheur des islamistes récemment convertis à la démocratie et à l’éradication du terrorisme que leur discours haineux a généré.

Pour ceux qui douteraient encore, la réalité de la scène politique, actuellement dominée par les partis de la mouvance islamiste, devrait les réveiller, avant qu’il ne soit trop tard.

En effet, grâce à une politique sournoise, dont seuls ses auteurs, leurs alliés et leurs complices ont le secret, une défaite militaire de l’islamisme armé a été insidieusement transformée en, en quelques années de sape et d’entrisme, en une victoire politique.

La Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui s’inscrit dans la droite ligne du contrat de Rome, et qui affranchit les terroristes islamistes des crimes commis contre la nation algérienne, est venue sceller cette victoire « éclatante ».

Le journaliste-écrivain, d’origine iranienne, Amir Tahiri, un des chantres du Wahabisme, a , dans une opinion publiée récemment dans Al Shark al Awsat, quotidien saoudien diffusé à Londres, porte-parole attitré ( à l’instar d’Al Hayat, autre quotidien saoudien publié à Beyrouth, Al Jazeera TV et Hiwar TV ) de l’islamisme mondial, pernicieusement alimenté par l’Arabie Saoudite et Qatar pour entraver les pays arabes qui mènent des réformes politiques et économiques concluantes, qui feraient de l’ombre à leur « modèle » féodal, félicité M. Belkhadem pour avoir réussi là où le FIS et les groupes armés avaient échoué car, selon lui, « il est vraiment difficile de ne pas considérer le Gouvernement algérien actuel comme un gouvernement islamiste ».

Le danger du populisme

En effet, ce n’est certainement pas le « charisme » de leaders islamistes comme Aboudjerra Soltani ou Abdallah Djaballah et encore moins celui des dirigeants d’Ennahda ou du PRA, qui ont été à l’origine de ce « renversement » incroyable, voire même de ce « coup d’Etat », mais plutôt le courant islamiste du FLN, communément appelé « Barbes-FLN », magistralement mené par Abdelaziz Belkhadem, avec la bénédiction des uns et des autres.

Pour rappel, M. Belkhadem, fidèle à ses convictions, a été l’un des principaux animateurs du groupe de Sant Egidio, réuni à Rome, sous l’égide de bénédictins du même nom, pour proposer à l’Etat algérien de signer un pacte de capitulation avec les terroristes islamistes.

M. Belkhadem a défendu les « bienfaits » du contrat de Rome lors d’un passage sur le plateau d’Al Jazeera ( émission « la direction opposée » ) contre le cheikh Nahnah, qui avait brillamment démontré l’inanité d’un tel pacte ( cette émission mérite d’être revue pour lever certaines équivoques ).

Le « Qui tue Qui ? » lancé par les auteurs du contrat de Rome et qui a fait tant de mal à notre pays, a été d’ailleurs ressorti à l’occasion des attentats-kamikazes perpétrés à Alger par le GSPC, le 11 Avril 2007. Chassez le naturel, il revient au galop.

Nourri aux seins du populisme et de la démagogie, qui permettent encore au FLN de dominer la scène politique algérienne alors que la majorité des partis politiques de sa génération ( les années 1950 ), qui étaient au pouvoir dans leurs pays respectifs, ne le sont plus ou ont été carrément laminés par de nouveaux partis, le courant islamiste du FLN parait confiant concernant l’issue de son combat. Les élections législatives du 17 Mai prochain devraient, selon le Secrétaire Général du FLN, consacrer sa main mise sur l’Assemblée Populaire Nationale et, à travers elle, sur le pays.

Profitant ostensiblement de la maladie du Président Bouteflika et du fait que la maladie accroît généralement la ferveur religieuse chez le malade, de la division qui existe au sein des forces démocratiques politiques et sociales, à cause notamment du verrouillage des champs politique et médiatique et de la distraction voir même de la démobilisation des forces de sécurité en raison de la paix relative retrouvée, ces dernières années, et de la générosité des politiques de la concorde civile et de la réconciliation nationale, la nébuleuse islamiste s’est reconstituée et tente de s’emparer des principaux leviers de l’Etat algérien.

Aujourd’hui, plus que jamais, cette nébuleuse est devenue majoritaire dans la vie politique ( 4 des 5 principaux partis politiques, qui contrôlent plus de 70% des sièges de l’A.P.N. et du Conseil de la Nation font directement ou indirectement partie de cette nébuleuse ), économique ( le bazar et l’économie informelle dominent l’économie algérienne encore essentiellement fondée sur la spéculation et la consommation de biens importés de l’étranger ) et sociale du pays ( par nécessité économique, obligation familiale ou conviction religieuse, 95% de nos filles et de nos femmes portent aujourd’hui le hidjab. En outre, les barbus, les yeux grimés de k’hol et vêtus de kamis commencent à repeupler nos rues ).

Raison garder

Il faut être vigilant pour ne pas être mis de nouveau au ban de la communauté internationale.

En tout état de cause, il faut savoir raison garder et ne pas céder aux pulsions populistes, qui aveuglent et font commettre des erreurs, qui coûtent souvent cher au pays.
Tout ce qui est excessif nuit.

Certes, notre pays se redresse vite mais il est encore en convalescence et il ne peut pas logiquement se permettre une rechute, c'est-à-dire, d’être de nouveau isolé sur les scènes sous-régionale, régionale et internationale, à cause d’une poignée de populistes, à qui les six sous que le pays a accumulés grâce à une exploitation intensive de nos hydrocarbures, semblent avoir tourné la tête.

Il faut être prudent d’autant plus que la montée en puissance de notre pays inquiéterait sérieusement nos voisins, dont certains ne seraient pas à l’abri de bouleversements profonds essentiellement dus à l’exacerbation de leurs contradictions internes.

Le contrat d’achat de matériels et d’équipements militaires sophistiqués de la Russie, dans le cadre du remboursement anticipé de notre dette vis-à-vis de ce pays et les excellentes relations que nous entretenons, dans tous les domaines, avec les Etats-Unis d’Amérique et qui ont été, ces derniers temps, chahutés par des déclarations malheureuses de responsables algériens , largement exploitées par tous ceux que dérange ce rapprochement stratégique, patiemment élaboré par Alger et Washington, en sont les principales causes.

Il n’y a pas pire que l’imprévisibilité en politique et en diplomatie.
La crédibilité, la confiance et le respect mutuel se gagnent par la constance et non pas par l’improvisation.

Nos intransigeances, d’un autre âge, sont en train de pousser les Etats-Unis d’Amérique dans les bras du Maroc, après avoir fondé de grand espoirs sur notre pays dont ils connaissent l’importance géo-stratégique et respectent les principes.
La dernière résolution du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental, dont la mouture initiale, très favorable au Maroc, a été élaborée par les Etats-Unis, constitue un indice sérieux de ce glissement de Washington.

Nous ne serions nullement surpris si nous apprenions que le Maroc a été finalement choisi pour abriter le Quartier Général du nouveau Commandement américain pour l’Afrique ( AFRICOM ).
Avant même d’être sollicité officiellement par les Etats-Unis, à ce sujet, notre pays, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, s’est précipité à annoncer qu’il refuserait d’accueillir le siège de cette force multinationale, sous commandement américain, essentiellement destinée à la prévention et la résolution des conflits en Afrique et à la lutte contre le terrorisme sur notre continent et notamment dans la région sahélo-saharienne, devenue le fief de groupes terroristes affiliés à Al Qaeda.

Comme d’habitude, le Colonel El Gueddafi s’est empressé à envoyer à Alger M. Abdessalem Triki, son Conseiller pour les affaires africaines et la coopération en vue d’élargir davantage la brèche avec les Etats-Unis avec lesquels la Libye vient de normaliser ses relations diplomatiques après un boycott, qui a duré plusieurs années.

Il en est de même de nos relations avec la France et l’Espagne, qui se sont ouvertement alignées sur les thèses marocaines au sujet du Sahara Occidental.
Pourtant, jusqu’à récemment encore, tout semblait aller parfaitement bien avec ces trois pays ( Etats-Unis, France et Espagne ) dont l’Algérie est l’un des principaux clients en Afrique et dans le monde arabe et des principaux fournisseurs, en gaz naturel notamment.

A mon humble avis, la signature d’un Traité d’Amitié avec la France n’aurait pas dû être liée à la question de la repentance, qui n’a même pas était arrachée aux terroristes islamistes

En effet, la signature de l’un n’exclut pas la demande de l’autre, de manière plus diplomatique.

Conclusion

A moins d’un sursaut d’orgueil salutaire lors des prochaines élections législatives que les « Barbes-FLN » et leurs alliés islamistes sont décidés à remporter haut la main, les dés pipés sont déjà jetés et ce ne sont pas les enfants adultérins de l’Ex-parti Unique, intronisés à la tête de leurs partis respectifs, qui pourraient empêcher le raz de marée annoncé. La RADP est-elle déjà morte et enterrée ?

En tout état de cause, en 2007 ou en 2009, notre pays a et aura besoin de sang nouveau, d’hommes qui ne soient pas prisonniers des pesanteurs du passé et qui ont une vision et une ambition pour le notre pays, qui en manque cruellement aujourd’hui pour pouvoir s’inscrire résolument dans les perspectives qu’offre le XXième siècle, qui commence.
Les hommes, périmés, ceux qui ont largement montré leurs limites et dont les ambitions ont coûté cher au pays doivent comprendre cela.


Ahmed Amine


Méli-melo




Décidément, le ridicule ne tue plus chez nous. Sinon, beaucoup de nos « responsables » ne seraient plus en vie, aujourd’hui.

En effet, après la « gifle » du 17 Mars dernier, beaucoup d’entre eux nous ont montré la profondeur insondable de leur démagogie, en essayant, en vain, de justifier l’injustifiable et de nous convaincre que la colère du peuple visait les « petits » partis et non pas le FLN et son ersatz le RND, alors même qu’en ôtant les voix recueillies par ces « sanafirs », le taux de participation officiel n’aurait pas dépassé les 15 %. Plus effronté, tu meurs !

Ainsi, au K.O technique asséné par le peuple « immature », a succédé le drible irrésistible du Président de la République, qui a pris tout le monde ( observateurs et observés ) à contre-pied.

A travers cette « sortie », le Président Bouteflika, qui aurait, parait il, beaucoup souffert des « trahisons » successives de ses précédents Chefs de Gouvernement ( Benbitour, Benflis et Ouyahia notamment ) voulait démontrer qu’il ne fait désormais confiance qu’aux siens et aux personnes qu’ils connaît personnellement.
N’a-t-il pas déclaré, quelques mois, à peine, après son avènement à la tête de l’Etat en Avril 1999, «Il vaut mieux avoir à faire à une personne qu’on connaît qu’à une personne qu’on ne connaît pas ». Lapalisse n’aurait pas dit mieux.

Par respect à ses principes, il ne pouvait donc logiquement pas oser « bouleverser » son univers familier, en faisant appel, après les élections législatives du 17 Mai 2007, à des figures nouvelles, quelles que soient leurs compétences.

Ces déceptions, certes douloureuses mais, somme toute, devenues courantes de nos jours, ne devraient pas le pousser à désespérer d’autrui et à devenir l’otage d’opportunistes, dont l’unique préoccupation est de s’ériger en héritiers naturels. Car toute dérive népotiste ou régionaliste est dangereuse pour la cohésion et la stabilité nationales.
Comme le mariage consanguin, ces deux fléaux altèrent sérieusement la santé des pays où ils sont pratiqués.

Ceux qui pensaient donc naïvement que le Président Bouteflika allait donner un coup de pied dans la fourmilière ou secouer le palmier algérien, connaissent mal le Président algérien, réputé fidèle en amitié, pour sa reconnaissance généreuse envers ses fidèles et ses loyaux collaborateurs ainsi que pour sa prudence voire même son conservatisme légendaires.
En outre, rappelons nous qu’il avait mis huit mois pour constituer son premier Gouvernement et trouver les « hommes d’Etat » qu’il cherchait désespérément. Feu Boudiaf, n’a pas eu de chance lui car il était « parti » sans trouver les 60 oiseaux rares dont il rêvait.

C’est vrai, depuis qu’il est revenu au pouvoir, le Président Boutefika parle beaucoup de réformes et de changements. Il a même, pour dérouter ses adversaires, procédé à l’installation solennelle de nombreuses « commissions nationales », qui ont produit des rapports, qui dorment encore, dans leur majorité, dans les armoires de la Présidence de la République.

Les résultats des dernières élections législatives ont démonté que les Algériens ont appris à juger sur les actes et non pas sur les paroles et encore moins sur les intentions.


Par ailleurs, son alliance « naturelle » avec les islamo-nationalistes a considérablement affaibli les autres forces politiques que compte le pays.

Circonstances favorables

Ce jeu d’ombres chinoises entre une alliance présidentielle, grisée par la bonne santé macro-économique du pays, qui n’est certainement pas due à son « génie » mais beaucoup plus à un concours de circonstances extérieures favorabes ( attentats terroristes du 11 Septembre aux Etats-Unis d’Amérique et prix des hydrocarbures exceptionnellement élevés )et une opposition, qui refuse de « veillir » dans son rôle, et qui a lancé des signaux forts pour être associée à la gestion des affaires publiques, a été compliqué par le « niet » khrouchtchevien opposé par le Président Bouteflika à cette demande.

Certes, grâce à une exploitation intensive de ses ressources naturelles ( pétrole et gaz notamment ), qui lui a permis d’engranger des recettes exceptionnelles et de constituer des réserves importantes de devises étrangères, sans lesquelles aucun effort de développement durable n’est possible, l’Algérie, qui a retrouvé progressivement la paix et la sécurité, est aujourd’hui engagée dans un processus de redressement multiforme, salué par la majorité de nos partenaires étrangers et des institutions politiques, économiques et financières internationales.

En effet, notre pays a enregistré, ces dernières années, des résultats macro-économiques que beaucoup de pays en développement nous envient même si la société algérienne continue encore à souffrir majoritairement de malnutrition et de nombreux maux et fléaux sociaux, comme le chômage, qui frappe une grande partie des jeunes diplômés et non diplômés, la bureaucratie et son corollaire la corruption, le trafic de drogue, dont notre pays devient une plaque tournante internationale et le phénomène des « harraga »( émigrés clandestins), qui a connu, en quelques années, une expansion dangereuse pour la cohésion nationale, sérieusement fragilisée par une décennie de terrorisme islamiste barbare.
Pourtant, au summum de la crise ( 1990-2000 ) et alors que nos voisins, du Nord de la Méditerranée notamment, se préparaient, avec l’aide de l’OTAN, à accueillir, dans des centres aménagés à cette fin, en Espagne, des « boat people » en provenance de notre pays, annoncés par des médias et des ONG malveillants, le peuple algérien était resté, dans sa très grande majorité, digne et avait préféré faire face vaillamment au terrorisme islamiste que de fuir massivement le pays, comme l’ont fait d’autres peuples, ailleurs.

Selon des experts algériens et étrangers crédibles, la croissance économique et financière va durablement s’installer dans notre pays, qui reprend, peu à peu, confiance en ses capacités intrinsèques, après une longue période de doute, qui a failli emporter l’Etat algérien, en quasi faillite financière, dans les années 1988-1998.

Le climat d’optimisme actuel devrait cependant être consolidé par des mesures sociales fermes et accompagné d’initiatives plus audacieuses sur les plans politique, médiatique, économique, industriel, agricole, culturel et éducatif et non pas servir d’alibi à une autosatisfaction maladive et un immobilisme stérile. L’ouverture des champs politique et médiatique s’impose, aujourd’hui plus que jamais.

Le Gouvernement algérien devrait aussi mettre à profit cette embellie financière divine pour encourager nos jeunes, ainsi que notre diaspora à l’étranger à tourner résolument leur regard vers les perspectives d’avenir prometteuses que l’économie algérienne offre, à court et moyen termes car de leur implication effective dépendra certainement la réussite de ses différents plans de développement. Un développement, qui exclurait les compétences algériennes ne profiterait qu’à nos partenaires étrangers, à leur main d’œuvre et à leurs entreprises.
Dans la même logique, la gestion des différentes infrastructures économiques, industrielles et sociales qui sont souvent réalisées sur fonds publics, sera inévitablement confiée à des compagnies étrangères, qui en maîtrisent la technologie.

Sans aucun doute, pour être bien gouverné politiquement, économiquement et administrativement, un aussi grand pays que le nôtre doit décupler le nombre de ses communes, quadrupler celui des daïras, doubler celui des wilayas et créer des régions homogènes essentiellement fondées sur les vocation, et complémentarité économique, industrielle, agricole ou touristique des wilayas qui les constitueraient.
L’Administration sera ainsi rapprochée du citoyen et retrouvera sa dimension humaine.

Rassembler pour mieux gouverner

Pour atteindre ces objectifs, la mobilisation de tous les algériens et algériennes, quelles que soient leurs convictions politiques, exprimées pacifiquement, est nécessaire et urgente. Chacun sera utilisé selon ses compétences et qualifications professionnelles et ses capacités intellectuelles et physiques, dans la transparence que requiert la bonne gouvernance d’un Etat moderne auquel le peuple algérien aspire.

Le Président Bouteflika aurait donc dû se montrer compréhensif et confier à ces partis quelques portefeuilles d’abord pour les impliquer dans le processus de redressement du pays et ensuite, pour leur permettre de faire leur apprentissage de la gestion de la « chose publique », qu’ils pourraient avoir à assumer, un jour, grâce à l’alternance démocratique au pouvoir, prévue par notre Constitution. Après quarante au pouvoir, le FLN, dans toutes ses versions, n’a pas encore fini son apprentissage, qui a coûté très cher au pays.

L’enfermement sur soi, c'est-à-dire l’autisme en politique, nous prive certainement d’un apport extérieur, toujours utile, d’autant plus qu’une plus grande ouverture sur la société civile et les autres courants politiques permet un équilibre, indispensable à toute évolution saine de la vie politique et sociale algérienne, qui a souvent été monopolisée par les uns ou par les autres.

Pour être crédible et viable, la jeune démocratie algérienne, fruit des différents facteurs endogènes et exogènes, qui ont permis son émergence en 1989, doit cesser de se complaire dans ses « spécificités », qui constituent, en fait, autant de violations des règles fondamentales de l’Etat de Droit.

La main tendue à son adversaire démocratiquement défait constitue toujours un geste qui honore celui qui l’accomplit.

Quel intérêt, le Président Bouteflka a-til réellement à maintenir à leurs postes des ministres qui, de toute façon, ne lui pardonneront jamais de les avoir publiquement humiliés et dont le Chef du Gouvernement, lui-même, a demandé la révocation ?
Apparemment, la planète Bouteflika a ses secrets que la raison pure ne saurait pénétrer.

En tout état de cause, pour la plupart des observateurs et même des proches du Président de la République, une reconfiguration de l’appareil gouvernemental était nécessaire après les élections législatives du 17 Mai dernier, pour lui permettre de mener à bien la troisième phase de son programme et préparer, dans les meilleures conditions possibles, les échéances cruciales, à venir.

Le maintien, pour quelques années ou quelques mois supplémentaires, de plusieurs ministres à leurs postes va beaucoup plus leur servir à justifier la gestion antérieure de leurs secteurs respectifs, qu’à apporter une quelconque plus value au pays.

C’est, je crois un personnage de Mohammed Dib, dans l’Incendie, qui disait : « Ce n’est pas en tournant le dos à un incendie qu’on l’éteint ».
En tant que collaborateur loyal et dévoué, le Professeur Saïd Bouchaïr voulait, peut être, transmettre ce message au Président Bouteflika.
Malheureusement, ce message a été brouillé par ceux qui avaient intérêt à ce qu’il ne le reçoive pas.
Qui a déjà dit : « Dieu gardez moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m’en charge » ?

Ahmed Amine


Les élucubrations de la Troïka : Ait Ahmed-Mehri-Hamrouche


Ils sont revenus, ils sont tous là.
Mais qu’est-ce qui fait donc courir ces papis de la politique ?
Pourquoi ces deux « enfants du système » en veulent ils tant à leur géniteur commun et cherchent à l’assassiner au moment où tous les observateurs neutres déclarent unanimement qu’après avoir su transcender la déferlante islamiste qu’il a lui-même engendrée, le système algérien a encore de beaux jours devant lui ?
Leurs objurgations cycliques sont difficilement convaincantes car jamais ce système, tant décrié, il est vrai pour ses nombreuses tares congénitales, aujourd’hui parfaitement incarné par le Président Bouteflika, loyalement soutenu par l’ANP et le FLN, ne s’est mieux porté. Le bilan globalement positif du Président Bouteflika en est la preuve irréfutable.
Pourtant, profitant de l’absence physique prolongée du Président de la République de la scène politique nationale et des balbutiements du nouveau Chef du Gouvernement, qui cherche encore ses marques pour commencer à jouer pleinement son rôle de coordonnateur d’une équipe gouvernementale qu’il n’a pas choisie, ces deux personnalités politiques ressortent leurs tronçonneuses et opèrent dans tous les sens, encouragés par les déceptions légitimes des uns et les ambitions, rancoeurs et rancunes inassouvies des autres.
Selon elles, l’apocalypse est pour demain et l’accalmie sociale et sécuritaire relative et l’embellie financière que connaît le pays depuis quelques années déjà, ne seraient pas durables pour les raisons que seules elles connaissent et qu’elles consentiraient à nous dire si les « décideurs » acceptaient de leur confier les rênes du pouvoir. Elles auraient la panacée qui pourrait extirper le pays de la crise multidimensionnelle dans laquelle il se débat depuis 1988. Ces papis se trompent d’époque apparemment car ce n’est certainement pas en cultivant à outrance le nihilisme et en semant à tous vents le pessimisme, qu’ils arriveraient à retenir l’attention de nos compatriotes, qui reprennent peu à peu espoir et retrouvent le sourire et la joie de vivre dont ils ont été injustement privés depuis plus d’une décennie.

En ces temps de réconciliation nationale incontournable et de développement économique et social tous azimuts, notre pays a besoin de responsables, dont la vision globale et généreuse est résolument tournée vers l’avenir que d’aucuns voient radieux et prometteur, à plus d’un titre, pour le peuple algérien.

N’en déplaise donc à ses détracteurs indécrottables, le Président Bouteflika s’y emploie avec détermination depuis 1999 et les actions et chantiers qu’il a lancés, dans tous les domaines, permettent d’envisager cet avenir avec confiance et sérénité.

En effet, par touches successives il est parvenu , en quelques années à peine, à réanimer la vie politique nationale et à redonner à notre pays la place qui était la sienne dans le concert des nations et a rompu l’isolement mortel dans lequel une poignée d’ONG et de médias étrangers hostiles étaient arrivés à le confiner. Ainsi de défensive, notre diplomatie est devenue offensive car en plus du rôle actif hautement apprécié de notre pays au sein de l’ONU et de ses différentes institutions spécialisées, de l’Union Africaine, du NEPAD, du G8, de la Ligue des Etats Arabes, de l’OCI, de l’UMA et de l’espace euro-méditerranéen, dans ses aspects bilatéral, multilatéral et de dialogue avec l’OTAN et des accords stratégiques signés avec de nombreuses puissances de tous les continents, les délégations et personnalités étrangères, de tous les niveaux, se succèdent à Alger, qui est redevenu une source de propositions importantes concernant les questions internationales, régionales et sous-régionales.
Ce renouveau politique et diplomatique nous permet aujourd’hui de négocier dans une position confortable notre adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce ainsi que les termes de la coopération stratégique que nos partenaires souhaitent conclure avec notre pays dans tous les domaines, y compris le domaine militaire, dont notre pays était exclu il y a quelques années à peine. Aujourd’hui les propositions de vente à notre pays d’armements, de matériels et d’équipements militaires de toutes natures fusent de Moscou à Washington en passant par Paris, Londres, Madrid, Rome, Pékin, Brasilia ou Berlin.
Il en est de même pour la coopération en matières de lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine où l’expérience acquise par notre pays est hautement appréciée par les puissances occidentales qui sont aujourd’hui sérieusement confrontées à ces problèmes.

Sur le plan interne, les avancées enregistrées par notre pays depuis 1999 dans les domaines économique, financier, commercial, énergétique, hydraulique, juridique et social sont également importantes. Elles sont le résultat des différentes réformes entreprises dans ses secteurs névralgiques malgré les contraintes et résistances subjectives auxquelles elles se sont heurtées.
Ainsi, après avoir retrouvé ses grands équilibres, l’économie algérienne a renoué avec la croissance et a largement tiré profit de la hausse des prix du pétrole et de la bonne pluviométrie de ces dernières années pour constituer des réserves importantes de devises et se débarrasser du fardeau insoutenable de la dette extérieure, qui sera réduite à sa plus simple expression, dans quelques mois grâce à la politique de désendettement mise en œuvre par le gouvernement algérien et à une exploitation rationnelle des ressources naturelles du pays. Pour préserver son indépendance et ne plus jamais avoir à subir les affres de l’endettement, notre pays devrait s’interdire constitutionnellement de recourir à l’emprunt extérieur pour acheter des biens de consommation notamment.
Cette situation favorable permet d’envisager les meilleures perspectives possibles d’autant plus qu’elle est accompagnée de mesures adéquates telles la privatisation totale ou l’ouverture du capital d’entreprises publiques déficitaires ou en banqueroute et l’instauration d’un climat des affaires qui favorise les investissements directs étrangers et nationaux afin de réduire la double dépendance de notre économie à la fois des exportations quasi-exclusives des hydrocarbures ( 97%) et des importations de l’étranger des biens d’équipement et de consommation que notre industrie ne produit pas, malgré les crédits faramineux qui lui ont été consacrés entre 197O et 198O.
Le manque de visibilité et les erreurs de choix stratégiques qui ont été commises par la suite ont fait que notre pays se retrouve aujourd’hui pratiquement sans base industrielle consistante, nécessaire à l’édification d’une économie viable sur le plan international. C’est aujourd’hui l’une des priorités du gouvernement algérien, qui sait que la privatisation n’est pas la panacée et qui veut changer l’économie spéculative et rentière, qui a prévalu depuis les années 1980, par une économie productive également fondée sur l’industrie, l’agriculture et les services, qui restent le parent pauvre de notre économie, très vulnérable à cause de son caractère monoexportateur et pluri-importateur.

La mise en œuvre des programmes de soutien à la croissance économique, de développement des hauts plateaux et du sud, la construction de centaines de milliers de logements et la consolidation et l’édification des infrastructures de base, à travers tout le pays, qui coûteront des dizaines de milliards de dollars US, visent à augmenter l’attractivité économique de notre pays et à améliorer les conditions de vie des algériens.

Certes les retombées sociales de cette embellie financière sont encore limitées car la grande majorité des algériens continue à souffrir du manque de logements, du chômage, de la malnutrition, de l’illettrisme,de maladies contagieuses , de pandémies diverses et de fléaux sociaux tels la criminalité, la drogue, le trafic d’armes, la prostitution, la corruption, le détournement et le blanchiment d’argent, qui alimentent et perpétuent des poches importantes de terrorisme , disséminées à travers tout le pays en dépit de la main tendue par l’Etat algérien, d’abord à travers la concorde civile et ensuite dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, dont les résultats restent cependant mitigés mais qui devrait être poursuivie, approfondie et éventuellement corrigée car elle constitue la seule alternative crédible à la violence.

Nier toutes ces réalisations en présentant un bilan sélectif et tronqué des activités du Président Bouteflika depuis 1999, sous prétexte que de nombreux problèmes demeurent entiers ou connaissent à peine un début de règlement, reviendrait à vouloir justifier l’injustifiable par des arguties grossières et des arguments fallacieux.

Si le Président Bouteflika, qui a largement prouvé qu’il est un homme politique perspicace et chevronné, qui n’ignore pas ce que le « mandat de trop » pourrait engendrer comme instabilité politique et sociale, estime que la révision constitutionnelle est une nécessité impérative car elle obéit à des considérations d’ordre national, nous devrions continuer à lui faire confiance et à le suivre car il a été, jusqu’à présent un dirigeant dont les décisions ont eu des retombées bénéfiques pour notre pays.
Mais le bon vieux principe sportif « on ne change pas une équipe qui gagne » est -il valable en politique ?
L’idéal serait toutefois de transcender toutes les considérations subjectives et de commencer d’ores et déjà à s’atteler à préparer les conditions socio-politiques objectives pour une transition générationnelle intelligente afin de passer le témoin, en 2009, à des représentants authentiques de la frange majoritaire de la population algérienne, qui ne sont pas prisonniers des pesanteurs du passé et géreront le pays selon les normes de leur temps.
Entre l’échec et le succès il n’ y a pas de frontière et ce qui était et aurait dû rester un succès éclatant pourrait devenir un échec retentissant parce que, comme le dit le vieil adage bien de chez nous, « celui qui calcule seul a toujours l’impression de gagner ».


Ahmed Amine



Renaissance algérienne


Jamais, depuis 1962, notre pays n’a réuni autant de conditions objectives favorables pour une renaissance véritable et durable.

En effet, grâce à une conjonction de facteurs endogènes et exogènes positifs, il est en passe de transcender une crise multidimensionnelle qui l’a paralysé pendant plus de dix ans et a failli emporter l’Etat algérien, en proie à tous les doutes et victime d’une déstabilisation diabolique ourdie par ses ennemis intérieurs et extérieurs.

Entre 15O 000 et 200 000 victimes, selon les sources, des centaines de milliers de blessés, de traumatisés et de déplacés et une destruction massive de nos infrastructures économiques, industrielles, sociales et éducatives, évaluée à des dizaines de milliards de dollars US, tel a été le coût de cette déferlante infernale à laquelle les dignes héritiers de la Révolution de Novembre 1954 ont su admirablement faire face et qu’ils ont vaincue grâce au soutien indéfectible qu’ils ont apporté aux forces armées et de sécurité nationales et aux Groupes de Légitimes Défense et autres Patriotes, qui se sont spontanément constitués à travers tout le pays pour lutter contre le terrorisme barbare.

Parallèlement à la lutte contre le terrorisme, à laquelle nos forces armées n’étaient pas professionnellement préparées, car outre sa mission de protéger le pays contre toute menace extérieure, l’Armée Nationale Populaire était activement associée à l’œuvre d’édification nationale, qu’elles ont menée seules, avec des moyens militaires limités et inadéquats, l’Etat algérien a, dés 1996, quand il s’est rendu compte que l’option exclusivement sécuritaire était insuffisante, tendu la main à ceux qui voulaient se repentir et réintégrer la communauté nationale, à travers notamment la politique de la « Rahma » ( Miséricorde ) d’abord, de la « Concorde civile » ensuite et de la « Réconciliation nationale enfin, qui prend en charge tous les aspects de la tragédie nationale.

Ce double traitement, politique et militaire, de la question du terrorisme a été renforcé, à partir de 1999 par un traitement économique et social, qui ont fait que des milliers de terroristes et leurs complices se sont rendus ou ont été libérés des prisons où ils purgeaient de longues peines pour les atrocités et crimes commis ou commandités.
Seuls quelques centaines, selon le Ministre de l’intérieur, de desperados, encouragés par les discours triomphalistes de certains de leur ex-compagnons d’armes repentis, qui devraient être invités, au nom des Lois de la République, à plus de circonspection, voire même sanctionnés pour incitation à la haine et glorification permanente du terrorisme, s’obstinent à demeurer dans les maquis de la Kabylie, de l’Est et de l’Ouest du pays et dans le Sahara et à semer la terreur là où ils peuvent. Les forces de sécurité continuent à les combattre et finiront par les réduire à leur plus simple expression.
Pour sa part le Gouvernement algérien, dans le cadre se son traitement multilatéral de la crise, doit veiller à ce que l’embellie financière que le pays connaît, ces dernières années, grâce notamment à une hausse exceptionnelle, donc non durable, du prix du pétrole, d’une meilleure gestion des recettes et des ressources du pays, profite réellement à la majorité du peuple algérien et non pas exclusivement aux éternels privilégiés.

La politique de désendettement suivie par le pays depuis deux ans est excellente pour les raisons que les économistes connaissent bien et notamment parce qu’elle permet au pays d’économiser des milliards de dollars US, qui auraient dû être payés à nos différents créanciers, au titre des intérêts, si les échéances initiales étaient maintenues. Sans être banquier, je l’approuve totalement par simple bon sens paysan, qui nous a appris que «qui paie ses dettes, s’enrichit ».

Comme j’applaudirais chaleureusement aux réformes politiques, juridiques, économiques et sociales si elles visaient à renforcer l’économie du pays, à protéger et à améliorer les droits politiques des algériens par une plus grande ouverture des champs politique et médiatique et à leur fournir des emplois, le bien-être et une protection sociale contre les efforts qu’ils fourniront, chacun dans son domaine et à la place qu’il mérite.
En homme politique avisé, Belkhadem a fait instinctivement ce constat. Il doit aller au bout de son « intuition » car l’explosion sociale qu’il craint, à juste titre d’ailleurs, pointe sérieusement son nez à l’horizon.

L’augmentation des salaires, dont M. le Président de la République et lui-même ont retenu le principe, pourrait se faire par une décision unilatérale du gouvernement.

Les différentes institutions de notre pays restent encore majoritairement prisonnières d’une organisation du travail anachronique et obsolète et ont réellement besoin d’être dépoussiérées et débarrassées du « cholestérol » qu’elles ont accumulé durant des décennies de monopole castrateur et du fait de « ses enfants naturels » : la bureaucratie et la corruption.

L’exigence de qualité doit être notre credo, si nous voulons rattraper le temps perdu et figurer parmi les nations qui avancent.

Les « fleurons » de nos institutions éducatives, de notre enseignement supérieur et de la recherche doivent être également réhabilités et renforcés par la création de nouveaux pôles d’excellence concurrents.

Notre Culture et notre Sport, qui nous ont procuré tant de joies et de bonheur jadis, méritent d’être secoués pour permettre l’émergence d’autres génies, qui ont dignement représenté et marqué, sur les plans national et international, des domaines comme la poésie et la littérature, en langues arabe et française, le théâtre, les beaux-arts, la musique, sous toutes ses formes ainsi que les différentes disciplines sportives.

Paradoxalement, au moment où la plupart des autres pays du monde sombrent dans un marasme économique et social durable et les conflits régionaux s’exacerbent et menacent sérieusement la paix et la sécurité internationales, notre pays est en train d’entamer une véritable renaissance grâce, on ne le soulignera jamais assez, à la politique de redressement national résolument menée par le Président Bouteflika et de tous les hommes publics et soldats de l’ombre qui l’aident dans cette tâche gigantesque exaltante.

Depuis 1999, notre pays se remet lentement mais sûrement sur ses pieds. Cela ne veut nullement dire que les sept prédécesseurs de Bouteflika n’ont rien fait. Bien au contraire, chacun, comme il a pu, a apporté sa pierre à l’édifice national.

Il est vrai que certains, parmi les prédécesseurs de Bouteflika, n’ont pas été gâtés par le sort car les prix des hydrocarbures, qui continuent, hélas, à représenter plus de 97% de nos exportations, étaient, à leur époque, dramatiquement bas. Mais ne dit-on pas que les pays n’ont pas besoin seulement de « bons » gestionnaires mais aussi, voire même surtout de gestionnaires « chanceux ».Elle n’a pas tout à fait tort cette jeune fille qui priait Dieu pour lui « donner un mari chanceux même s’il n’a jamais été à l’école ».
Mais si, en plus d’être ignare, un dirigeant n’est pas né sous la bonne étoile, c’est la catastrophe garantie.

Donc aussi incroyable que cela puisse paraître, notre pays constitue aujourd’hui une « chance » pour nos partenaires, qui se bousculent à notre portillon, dans l’espoir de réaliser des affaires avec nous, dans tous les domaines et pour étudier les voies et moyens d’y effectuer des investissements qui s’élèveraient à des milliards de dollars US.

Il est vrai que cette renaissance est mieux perçue à étranger qu’en Algérie même.
En effet, nos partenaires étrangers connaissent bien le potentiel formidable de notre pays, notamment dans les secteurs des hydrocarbures, qui sont stratégiques pour leur développement ( ils se livrent une concurrence farouche pour assurer la sécurité de leurs approvisionnements en hydrocarbures ), des mines, de l’eau, de l’agriculture, des finances et des ressources humaines, entre autres.

Les projets pharaoniques ( construction d’un million de logements entre 2004 et 2009, autoroute Est-Ouest de 1000 km, développement stratégique des Hauts Plateaux pour en faire un nouveau pôle industriel du pays, construction de dizaines de barrages, extension de la voie ferrée, dans plusieurs directions, réalisation de métros et tramways dans les grandes villes et réalisation de centaines d’ouvrages d’art, à travers tout le pays pour améliorer la qualité de la vie dans nos villes et villes défigurés par le béton ) qui vont bouleverser le visage de notre pays, d’ici à 2015-2020, n’ont de pareils que ceux que l’Arabie Saoudite et la Chine ont réalisés ces trois dernières décennies et auront un effet d’entraînement certain, non seulement sur l’économie algérienne en pleine régénérescence mais aussi sur celles de nos partenaires, dont certains comme les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grande Bretagne, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, entre autres, veulent tirer profit en développant avec nous une coopération stratégique multiforme.

Il nous appartient d’être à la hauteur de leurs espérances et de faire en sorte que ce profit soit réellement mutuellement bénéfique.

Nos différentes institutions doivent être bien préparées pour faire face efficacement aux flux de capitaux et de personnes que cette coopération va engendrer, en assurant notamment la sécurité nécessaire car l’investissement, comme le tourisme d’ailleurs est versatile. Les pays qui en reçoivent le plus sont ceux qui offrent d’abord les meilleures garanties sécuritaires et puis de rendement.

Seule une bonne gouvernance politique et économique du pays et une gestion transparente et rigoureuse de cette manne divine, non renouvelable, permettra à notre pays d’effectuer le saut qualitatif qui nous fera entrer de plain pied dans une véritable renaissance.

Nous pourrons ainsi contrecarrer efficacement le pessimisme,l’auto-flagellation et le nihilisme cultivés par certains « hommes politiques » pour démoraliser une population rendue, à juste titre, méfiante par des décennies de pensée unique et une jeunesse profondément traumatisée par les années de terrorisme et qui voit son unique salut dans l’étranger, à un moment où notre pays reçoit quotidiennement des flux d’immigrés clandestins qui viennent de tous les continents tenter leur chance dans ce qu’ils appellent « le nouvel Eldorado ».

Nous devons, donc, nous atteler d’urgence à convaincre nos jeunes « harraga », qui continuent à échouer, par dizaines, sur les côtes ibériques voisines, des perspectives énormes que les chantiers déjà entamés ou qui vont bientôt être ouverts leur offrent en matières d’emplois et de formation , les imprégner fortement de l’histoire multi-millénaire de notre pays ( récemment encore des chercheurs européens ont démontré que trois perles, trouées, une découverte en Algérie,dans les années 1950 et deux trouvées en Palestine, avaient entre 85 000 et 100 000 ans d’âge et constituaient, jusqu’à présent, les plus vieux bijoux du monde ), avec toutes ses dates et figures marquantes, sans en occulter aucune et leur ré-apprendre à célébrer la mémoire de nos illustres ancêtres et aînés dans la gratitude, le respect et la ferveur. Une jeunesse sans mémoire est une jeunesse perdue et dangereuse car facilement manipulable.
Comme nous devons fournir à nos compatriotes expatriés, qui comptent parmi eux des compétences mondialement reconnues, les arguments valables pour qu’ils soient activement associés, d’une manière ou d’une autre, au projet de développement national.

Tels sont les conditions et signes multiples et concrets d’une renaissance algérienne qui s’annonce puissamment.

Ahmed Amine